| ||||
| Le vice-président démissionnaire
du Malawi, Justin Malewezi,
a créé la surprise le 9 janvier en rejoignant un petit parti
politique d’opposition, le Mouvement progressiste du peuple
(PPM). Le président Bakili Muluzi a aussitôt qualifié son vice-président démissionnaire d’ «idiot». Justin Malewezi, 60 ans, qui présentera sa candidature au poste de vice-président du PPM, avait annoncé sa démission «pour raisons personnelles» du parti au pouvoir, le Front démocratique uni (UDF), et déclaré en même temps qu’il partait «en vacances jusqu’à sa retraite» prévue après les élections générales du 18 mai. La démission de M. Malewezi est l’un des signes des mouvements importants qui sont en train de s’opérer dans le monde politique du Malawi à l’approche des élections générales, présidentielle —à laquelle M. Muluzi, au pouvoir depuis dix ans ne se représente pas— et législatives. Ainsi, Gwanda Chakuamba, 68 ans, numéro deux du principal parti d’opposition, le Parti du congrès du Malawi (MCP), a annoncé sa démission et le lancement de sa propre formation, le Parti républicain. De leur côté, les églises chrétiennes locales ont pris l’initiative d’organiser des pourparlers entre les différents partis de l’opposition divisée en vue de la formation d’une coalition électorale avant le 18 mai. Un Madagascar-bis ? |
||||
|