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| Le gouvernement a engagé
une action en justice contre le vice-président Justin Malewezi,
qui a annoncé début janvier sa démission du parti au
pouvoir, le Front démocratique uni (UDF). Le procès, qui intervient dans un climat de recomposition du paysage politique à l’approche des élections générales du 18 mai, débutera devant la Haute cour. «Depuis le 1er janvier, Malewezi ne s’est plus présenté à son poste (...) Il a créé une impasse ou un vide politique dans le fonctionnement de la présidence», a expliqué le procureur général Peter Fachi, qui a souligné que le chef de l’Etat, Bakili Muluzi, avait demandé à son vice-président de démissionner afin de pouvoir nommer quelqu’un d’autre à sa place. La constitution stipule que le président ne peut nommer les vice-présidents qu’en cas de décès ou de démission. M. Malewezi, qui avait été nommé vice-président par M. Muluzi peu après les premières élections démocratiques de 1994, a annoncé le 1er janvier sa démission «pour raisons personnelles» du parti au pouvoir, sans démissionner de la vice-présidence, déclarant qu’il partait «en vacances jusqu’à sa retraite» prévue après les élections générales du 18 mai. Il a ensuite créé la surprise en rejoignant un petit parti politique d’opposition, le Mouvement progressiste du peuple (PPM), provoquant l’ire du parti au pourvoir. Début janvier, le chef de l’Etat avait qualifié son ancien vice-président d’ «idiot». |
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