N° 288
du 17/02/2004


Malawi

Une «Journée anti-corruption»
Le président Bakili Muluzi a lancé le 5 février la première «Journée anti-corruption», qui sera observée désormais tous les ans au Malawi, en appelant au développement d’une «nouvelle culture nationale» qui verrait la corruption «combattue, rejetée, dénoncée».
La corruption endémique a considérablement «ralenti» la croissance économique au Malawi, a déclaré le président Muluzi dans un discours. «La corruption c’est le mal: elle est le cancer de la démocratie, elle amoindrit la confiance publique», a-t-il ajouté.
Le chef de l’Etat, qui quitte la présidence à la fin de son second mandat en mai prochain, n’a toutefois pas annoncé de mesures spécifiques contre la corruption, ni la conclusion, d’ici son départ, d’enquêtes en cours sur des affaires de corruption.

Muluzi, arrivé au pouvoir en 1994, a mis en place l’année suivant le Bureau anti-corruption (ACB), qui sera chargé dorénavant d’animer la Journée anti-corruption.
Mais la Banque Mondiale, et les bailleurs de fonds internationaux du Malawi —où 65% de la population vit dans la pauvreté—, ont a plusieurs reprises dénoncé la corruption régnant à un haut niveau et le manque de volonté politique pour combattre ce fléau.

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