Le président Bakili Muluzi
a lancé le 5 février la première «Journée
anti-corruption», qui sera observée désormais tous
les ans au Malawi, en appelant au développement d’une «nouvelle
culture nationale» qui verrait la corruption «combattue, rejetée,
dénoncée».
La corruption endémique a considérablement «ralenti»
la croissance économique au Malawi, a déclaré le
président Muluzi dans un discours. «La corruption c’est
le mal: elle est le cancer de la démocratie, elle amoindrit la
confiance publique», a-t-il ajouté.
Le chef de l’Etat, qui quitte la présidence à la fin
de son second mandat en mai prochain, n’a toutefois pas annoncé
de mesures spécifiques contre la corruption, ni la conclusion,
d’ici son départ, d’enquêtes en cours sur des
affaires de corruption.
Muluzi, arrivé au pouvoir en 1994, a mis en
place l’année suivant le Bureau anti-corruption (ACB),
qui sera chargé dorénavant d’animer la Journée
anti-corruption.
Mais la Banque Mondiale, et les bailleurs de fonds internationaux du
Malawi —où 65% de la population vit dans la pauvreté—,
ont a plusieurs reprises dénoncé la corruption régnant
à un haut niveau et le manque de volonté politique pour
combattre ce fléau.
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