N° 289
du 09/03/2004


Malawi

Treize candidats à l’élection présidentielle du 18 mai
Treize candidats seront en lice pour le scrutin présidentiel du 18 mai, a annoncé la Commission électorale du pays, un chiffre «record» dans la décennie d’élections démocratiques dans ce pays.
Parmi les candidats, cinq sont indépendants et huit se présenteront sur la liste d’un parti.
Le ministre des Finances et de la planification économique, Bingu wa Mutharika, candidat du Front démocratique uni (UDF, au pouvoir), a déposé le premier sa candidature, en marge d’un meeting de soutien avec 3.000 partisans, dont le chef de l’Etat, Bakili Muluzi.
Bingu wa Mutharika avait été désigné en 2003 comme candidat peu après l’échec de la tentative du président Muluzi de faire adopter un amendement constitutionnel qui lui aurait permis de briguer un troisième mandat.
Agé de 70 ans, cet économiste de formation est considéré comme favori de l’élection, sur la base du soutien de l’UDF mais aussi de l’appoint de l’Alliance pour la démocratie (Aford), petite formation entrée au gouvernement en 2003 et avec laquelle l’UDF vient de conclure un pacte électoral. L’alliance entre l’UDF, dominant dans le nord (densément peuplé) du Malawi, et l’Aford implantée dans le sud moins habité, devrait contribuer à l’unité du pays, que des scrutins passés avaient divisé selon des lignes régionales ou tribales, a estimé le président Muluzi.
Gwanda Chakuamba du Parti Républicain et Brown Mpinganjira de l’Alliance nationale démocratique (NDA), deux candidats d’opposition, ont également déposé leur candidature, sous forte présence de policiers en armes aux abords de la Commission.
Le juge de la Haute cour, James Kalaile, qui préside la Commission, a appelé les partis des trois candidats à «rejeter la violence» et il a également exhorté les policiers «à se conduire à tout moment dans l’impartialité et le respect des droits de l’Homme».
Deux personnes ont été blessées à Blantyre quand la police anti-émeute a fait usage de balles réelles pour disperser un meeting politique d’opposition, auquel le maire n’avait pas donné d’autorisation.

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