N° 251
du 18/06/2002

Mozambique


Armando Guebuza sera le candidat du FRELIMO
à la prochaine présidentielle

Le Front de libération du Mozambique (FRELIMO, au pouvoir) a désigné le 8/06/2002 Armando Guebuza, chef de son groupe parlementaire, comme nouveau secrétaire général du parti et candidat à l’élection présidentielle de 2004. Cette désignation intervient après la décision du président Joaquim Chissano, au pouvoir depuis 1986, de ne pas se représenter dans deux ans.
“Notre camarade Guebuza sera notre nouveau secrétaire général et candidat à la présidentielle”, a déclaré Bernardo Cherinda, porte-parole du FRELIMO. Il succède à Manuel Tome à la direction du parti.
La désignation de M. Guebuza, riche hommes d’affaires de 59 ans, devrait être confirmée lors du 8ème congrès du parti au pouvoir, prévu du 13 au 17 juin. Elle est intervenue à la suite d’une réunion à huis-clos du comité central du FRELIMO.
M. Guebuza, ancien combattant de la guerre d’indépendance contre le Portugal, a été préféré à quatre autres postulants: Eduardo Mulembwe, président du Parlement, Lucas Chomera, gouverneur de la province de Zambezia (centre), Helder Muteia, ministre de l’Agriculture et du développement rural et Jose Pacheco, gouverneur de la province de Cabo Delgado (nord).

Joaquim Chissano, 67 ans, a choisi de ne pas se représenter à la présidence de la République, en dépit d’une clause constitutionnelle qui lui aurait permis de briguer un nouveau mandat. L’actuel chef de l’Etat avait succédé il y a seize ans à Samora Machel, premier président du Mozambique indépendant (1975), mort dans un mystérieux accident d’avion en Afrique du sud, à proximité de la frontière mozambicaine et dont Armando Guebuza était le bras droit. Joaquim Chissano avait été élu démocratiquement lors des premières élections multipartites de l’histoire du pays, organisées en 1994, deux ans après la fin d’un guerre civile de seize années qui avait fait au moins un million de morts.
Il avait été ensuite réélu en 1999 lors d’élections générales (présidentielle et législatives) dont les résultats ont été contestés par l’ancienne guerilla de la Résistance nationale du Mozambique (RENAMO), devenue parti d’opposition dirigé par Afonso Dhlakama.
La RENAMO ne reconnait toujours pas les résultats de ces élections qui ont été validées par la Cour suprême mozambicaine.


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