N° 254
du 02/09/2002

Mozambique


La RENAMO au bord de l’implosion

La RENAMO (Résistance nationale du Mozambique, ancienne rébellion), principal parti de l’opposition au Mozambique, fait face à la fuite de certains cadres à l’approche des municipales de 2003 et des élections générales de 2004.
Almeida Tambara, un éminent député de la RENAMO, a quitté le parti en raison, selon lui, d’un environnement turbulent au sein de l’ancienne rébellion, et d’autres membres du parti envisagent de le quitter pour les mêmes raisons.
La démission d’Almeida Tambara est intervenue deux semaines après le renvoi du secrétaire-général de la RENAMO, Joaquim Vaz, accusé d’apathie par le parti.
Joaquim Vaz, un intellectuel qui avait représenté la rébellion à Lisbonne pendant les 16 ans de guerre civile, avait été démis de ses fonctions alors qu’il s’était prononcé en faveur de la réintégration au sein du parti de Raul Domingos, le chef rebelle qui avait négocié l’accord mettant fin à la guerre en 1992.
Celui-ci en avait été exclu en 2000, accusé d’avoir tenu des négociations secrètes avec le Front de libération du Mozambique (FRELIMO, au pouvoir) lors de la crise politique déclenchée par le refus de la RENAMO de reconnaître le résultat des élections générales de 1999.
Il avait ensuite fondé l’Institut démocratique pour la paix et le développement (IPADE), mais avait affirmé qu’il comptait créer un parti politique et se présenter à la présidentielle de 2004.
Cette fuite des cadres de la RENAMO pourrait considérablement affaiblir son chef, Alfonso Dhlakama, lors de la prochaine élection présidentielle.