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Almeida Tambara et Chico Francisco, députés, ont démissionné le 10/10/02 de la Résistance nationale du Mozambique (RENAMO) car, selon eux, les conditions se dégradent au sein du parti, essentiellement à cause de la personnalité de son dirigeant, Afonso Dhlakama.
Je pars de la RENAMO, car lenvironnement politique au sein du parti nest pas bon, a déclaré M. Tambara, dénonçant labsence de démocratie interne et accusant Dhlakama de se comporter comme un dictateur.
Chico Francisco a pour sa part souligné latmosphère tendue, les frustrations, et le manque de dignité au sein de la RENAMO.
Leur départ va renforcer la division du parti, apparue il y a près de deux ans avec lexpulsion de Raul Domingos, qui, au nom de la RENAMO, avait négocié la paix signée il y a dix ans à Rome avec le Front de libération du Mozambique (FRELIMO, au pouvoir) après 16 ans de guerre civile.
La division sétait encore accentuée en juillet avec lexpulsion du secrétaire général du parti, Joaquim Vaz, qui avait réclamé la réintégration de Raul Domingos.
Les deux députés démissionnaires veulent garder leur siège de parlementaire jusquaux prochaines élections générales (législatives et présidentielle) de 2004 qui seront précédées lan prochain délections municipales. Polémique en vue.
La RENAMO, satisfaite de la nouvelle loi électorale, participera aux élections municipales de 2003, a annoncé son leader, Afonso Dhlakama, contrairement à ce qui sétait passé aux municipales de 1998. La nouvelle loi électorale prévoit que tous les partis peuvent surveiller le décompte des bulletins et que les éventuels litiges soient résolus par consensus entre partis opposés.
La non-participation de la RENAMO aux municipales de 1998 avait permis au FRELIMO de lemporter dans la quasi-totalité des 33 municipalités où avait lieu le vote.
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