N°257
du 17/10/2002

Mozambique


Deux députés quittent la RENAMO
de plus en plus mal en point avant les municipales

Almeida Tambara et Chico Francisco, députés, ont démissionné le 10/10/02 de la Résistance nationale du Mozambique (RENAMO) car, selon eux, les conditions se dégradent au sein du parti, essentiellement à cause de la personnalité de son dirigeant, Afonso Dhlakama.
“Je pars de la RENAMO, car l’environnement politique au sein du parti n’est pas bon”, a déclaré M. Tambara, dénonçant l’absence de démocratie interne et accusant Dhlakama de se comporter comme un dictateur.
Chico Francisco a pour sa part souligné l’atmosphère “tendue”, “les frustrations”, et le manque de “dignité” au sein de la RENAMO.
Leur départ va renforcer la division du parti, apparue il y a près de deux ans avec l’expulsion de Raul Domingos, qui, au nom de la RENAMO, avait négocié la paix signée il y a dix ans à Rome avec le Front de libération du Mozambique (FRELIMO, au pouvoir) après 16 ans de guerre civile.
La division s’était encore accentuée en juillet avec l’expulsion du secrétaire général du parti, Joaquim Vaz, qui avait réclamé la réintégration de Raul Domingos.
Les deux députés démissionnaires veulent garder leur siège de parlementaire jusqu’aux prochaines élections générales (législatives et présidentielle) de 2004 qui seront précédées l’an prochain d’élections municipales. Polémique en vue.

La RENAMO, satisfaite de la nouvelle loi électorale, participera aux élections municipales de 2003, a annoncé son leader, Afonso Dhlakama, contrairement à ce qui s’était passé aux municipales de 1998. La nouvelle loi électorale prévoit que tous les partis peuvent surveiller le décompte des bulletins et que les éventuels litiges soient résolus par consensus entre partis opposés.
La non-participation de la RENAMO aux municipales de 1998 avait permis au FRELIMO de l’emporter dans la quasi-totalité des 33 municipalités où avait lieu le vote.