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Un ancien agent de renseignement sud-africain a démenti le 28/05 avoir évoqué dans un journal de son pays une implication du président Joaquim Chissano dans la mort il y a 17 ans de son prédécesseur, Samora Machel.
Lors dune conférence de presse à Maputo, cet ancien agent sud-africain, Tienie Groenewald, a affirmé que ses propos, publiés en avril par le journal Sowetan Sunday World, avaient été déformés.
Selon le journal, il avait déclaré que le président Chissano avait participé à la préparation de la mort de Samora Machel, tué avec 24 autres personnes lorsque leur Tupolev 134 sétait écrasé contre une colline isolée du nord-est de lAfrique du Sud, le 19 octobre 1986. Neuf passagers avaient survécu.
M. Groenewald a indiqué quil avait souhaité sexprimer, car larticle du Sowetan Sunday World avait causé beaucoup de «dégâts, particulièrement sur limage du président Chissano».
Il a accusé le journal davoir refusé de publier sa réaction à un article quil a qualifié «de calomnieux et non éthique».
«Je nai pas dit que Chissano faisait partie dun réseau ou avait participé à un complot pour assassiner Machel», a-t-il affirmé. Il a également démenti avoir déclaré au journal avoir «des sources sûres à Maputo pouvant confirmer limplication de Chissano».
Selon lui, cest le journaliste quil a rencontré qui lui a dit avoir des informations selon lesquelles le président Chissano était impliqué dans la mort de Samora Machel et lui a demandé de faire un commentaire. «Ma réponse a été que je ne savais rien à ce propos», a-t-il précisé.
Au moment de leur publication par le Sowetan Sunday World, Joaquim Chissano avait qualifié «dabsurdes» ces informations.
La mort de Samora Machel est un des grands mystères non résolus de lère de lapartheid en Afrique du Sud. Une commission denquête mise sur pied en 1987 avait conclu à une erreur de pilotage. Mais la Commission sud-africaine vérité et réconciliation (TRC) avait estimé que ses propres auditions et enquêtes sur le sujet «soulevaient un certain nombre de questions, y compris la possibilité dune fausse balise et de labsence davertissement des autorités (aériennes) sud-africaines». (afp)
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