Elections
présidentielle et législatives des 1er et 2 décembre
2004 Armando Guebuza président Le FRELIMO, vainqueur aux législatives |
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| Armando Guebuza, candidat
du parti au pouvoir, le FRELIMO, a été
élu président avec 63,74% des voix contre 31,74%
à Afonso Dhlakama, le leader de la Renamo,
ancienne rébellion armée durant la guerre civile (1976-92). Le Frelimo, au pouvoir depuis l'indépendance du Mozambique en 1975, a remporté 160 des 250 sièges du Parlement, le reste des sièges allant au parti de la Résistance nationale du Mozambique (Renamo), principale force d'opposition. Armando Guebuza a été investi le 2 février comme nouveau président du Mozambique succédant à Joaquim Chissano, arrivé au pouvoir en 1986 après la mort dans un accident d'avion mystérieux du premier président du Mozambique, Samora Machel. Chissano avait été élu en 1994 lors des premières élections démocratiques mozambicaines, et réélu en 1999. Il aurait pu briguer un troisième mandat, mais, à 65 ans, après avoir contribué à ramener la paix et mené une politique pragmatique permettant à l'économie de redémarrer, il a préféré passer la main. Son parti, le Front de libération du Mozambique (Frelimo), avait désigné en 2002 son nouveau secrétaire général et candidat à la présidentielle, Armando Guebuza, 61 ans. Ex-combattant de la guerre de libération, c'est lui qui avait négocié l'accord de paix de 1992 signé à Rome avec la Renamo. Avant de reprendre le chemin de la politique, Guebuza était devenu un homme d'affaires prospère. Lors de son investiture, devant plusieurs milliers de Mozambicains et plusieurs chefs d'Etat parmi lesquels Thabo Mbeki (Afrique du Sud), Robert Mugabe (Zimbabwe) et Jorge Sampaio (Portugal), M. Guebuza s'est engagé à accélérer les efforts engagés pour lutter contre la pauvreté. Avant de formellement procéder à la passation de pouvoir, M. Chissano a appelé tous les Mozambicains à soutenir son successeur. Le scrutin a été surveillé par quelque 1.600 observateurs nationaux et 400 étrangers de l'Union européenne (UE), de la Communauté des pays de langue portugaise (CPLP), du Centre Carter, du Commonwealth et de la Communauté de développement d'Afrique australe (SADC), qui ont tous souligné son caractère pacifique et juste. Fin janvier, la Renamo avait admis sa défaite électorales en renonçant à sa menace de ne pas siéger à l'Assemblée nationale. "Au nom de la stabilité et afin de contribuer à la consolidation de la démocratie, nous prendrons nos places" au Parlement, avait alors déclaré Afonso Dhlakama, le chef de la Renamo, soulignant que cette décision était une réponse "à ceux qui voulaient" les "pousser dans une situation de marginalisation". La Renamo avait dans un premier temps dénoncé des fraudes et contesté, sans succès, ces résultats devant la Commission électorale. Les résultats dans le détail Le FRELIMO a obtenu 62,03% % des voix aux législatives et est arrivé en tête dans huit des onze provinces du pays, notamment la province de Nampula qui était l'une des six que le Frelimo avait perdues au profit de la Renamo lors des précédentes élections générales de 1994 et 1999. M. Guebuza et le Frelimo sont également en tête dans sept autres provinces sur les 11 du pays: Maputo, Gaza et Inhambane (sud), Manica et Tete (centre), ainsi que Niassa et Cabo Delgado (nord). Trois autres candidats se présentaient à la présidentielle, et, en dehors du Frelimo et de la Renamo, une vingtaine de petits partis participaient aux législatives. Quelque huit millions d'électeurs sur une population de 17 millions d'habitants étaient appelés à voter les 1er et 2 décembre. La participation a été très faible, environ 30%. En 1994 et 1999, les taux de participation avaient été de 80% et 60%. Cette faible participation n’a pas manqué d’inquiéter le président sortant Joaquim Chissano mais aussi le président de la Commission nationale électorale (CNE), Arao Litsuri, qui avait lancé un appel au civisme des Mozambicains avant la fermeture des bureaux de vote. La campagne électorale a fait des victimes : "moins de dix morts et moins de cinquante blessés", selon le porte-parole de la Commission nationale électorale (CNE). |
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Voici la répartition
des sièges de députés par province
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