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Vétéran de la lutte d'indépendance du Sud-Ouest Africain (nom de la Namibie sous domination sud-africaine), Sam Nujoma est une figure emblématique dans son pays. Elu président à l'indépendance (1990) puis réélu triomphalement en 1994, il a pu briguer un troisième mandat grâce à un récent amendement de la Constitution. Samuel Safiishuna Nujoma, issu du groupe ethnique Ovambo, le plus important du pays, est né en 1929 prés d'Ongandjera (nord). Il a consacré sa jeunesse au militantisme ouvrier, puis politique contre l'Afrique du Sud, à la tête de l'Organisation du peuple Ovambo, puis de l'Organisation des peuples du Sud-Ouest Africain (SWAPO). En exil de 1960 à 1989, il organisa la guérilla interne contre l'administration sud-africaine à la fin des années 60, à la tête de l'aile armée de la SWAPO, la PLAN (Armée populaire de libération de Namibie), ainsi que le lobbying d'institutions internationales comme l'ONU. Sa détermination et son inflexibilité, saluées en tant que chef d'armée de libération, sont aussi à l'origine d'épisodes plus sombres, comme le sort de milliers de militants de la SWAPO, "espions" avérés ou présumés, disparus dans les camps de la SWAPO en exil. A la tête de l'Etat, son manque de diplomatie à l'intérieur lui ont aliéné plus d'un groupe social ou ethnique, et à l'extérieur certaines de ses affinités ont été particulièrement controversées, comme avec le président de la République démocratique du Congo (RDC) Laurent-Désiré Kabila. (afp) | ||||
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