N° 254
du 02/09/2002

Swaziland


Le principal opposant
relaxé d’un des deux chefs d’inculpation

Mario Masuku, 51 ans, le chef du Mouvement démocratique uni du peuple (PUDEMO), mouvement toléré et principal opposant à la monarchie absolue au Swaziland, jugé depuis le début de l’année pour sédition, a été relaxé le 9 août d’un des deux chefs d’inculpation, l’accusation ayant elle-même concédé que des témoignages à charge de policiers étaient trop contradictoires.
Il devra par contre continuer de répondre du chef d’inculpation de sédition, pour avoir prétendument appelé à la fin du règne du roi Mswati III. Masuku est emprisonné depuis octobre dernier.
D’après l’acte d’accusation, l’opposant était accusé d’avoir appelé “les écoles, les églises, les universités et partout ailleurs à devenir des foyers de révolution”, lors d’un meeting pro-démocratie à Manzini en septembre 2000.
Le juge-président Josiah Matsebula a prononcé la relaxe de cette charge, mais a par contre estimé qu’il devrait continuer de comparaître pour le deuxième chef d’inculpation, des propos séditieux lorsque Masuku aurait appelé “à la fin du règne de Mswati III”, lors d’une manifestation en novembre 2000 à Mbabane.


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