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Des mouvements dopposition du Swaziland sapprêtent à publier un contre-projet de constitution instaurant le multipartisme pour protester contre la révision constitutionnelle en cours, a annoncé lassociation Avocats pour les droits de lhomme au Swaziland.
Le projet de lopposition reconnaît les partis politiques, a expliqué son secrétaire général Thulani Maseko. Le roi conserve le pouvoir exécutif, mais lexerce en consultation avec le Premier ministre, issu du parti vainqueur aux élections générales.
Le texte, qui comprend une déclaration des Droits, est une synthèse des contributions de divers groupes, ONG, mouvements civiques et groupes dopposition.
La version finale a été approuvée par ces contributeurs, et devrait prochainement être publiée, en anglais et en siswati. Ces groupes considèrent comme illégitime et sans réelle intention de réforme la révision constitutionnelle en cours, en principe dernière étape dun processus de réforme institutionnelle entamé en 1996.
Fin 2001, le roi Mswati III a chargé un comité de 15 personnes de rédiger une nouvelle constitution.
Lopposition estime que ce comité est sous la coupe de la cour royale et qualifie le processus dillusion à lintention des bailleurs de fonds internationaux, dans cette monarchie absolue où les partis sont interdits.
Incités à rencontrer le Comité de rédaction de la constitution (CDC), les groupes dopposition ont refusé de soumettre quoi que ce soit à un organe royaliste.
Le président du CDC, Prince David, ne sest pas prononcé sur léventuel intégration dun contre-projet de lopposition aux travaux du comité. Il sest contenté de souligner que son mandat porte sur une large consultation dans le cadre de la préparation de la nouvelle constitution.
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