N° 254
du 02/09/2002

Swaziland


L’opposition a son propre projet de constitution

Des mouvements d’opposition du Swaziland s’apprêtent à publier un contre-projet de constitution instaurant le multipartisme pour protester contre la révision constitutionnelle en cours, a annoncé l’association “Avocats pour les droits de l’homme au Swaziland”.
Le projet de l’opposition “reconnaît les partis politiques”, a expliqué son secrétaire général Thulani Maseko. “Le roi conserve le pouvoir exécutif, mais l’exerce en consultation avec le Premier ministre, issu du parti vainqueur aux élections générales.”
Le texte, qui comprend une déclaration des Droits, est une synthèse des contributions de divers groupes, ONG, mouvements civiques et groupes d’opposition.
La version finale a été approuvée par ces contributeurs, et devrait prochainement être publiée, en anglais et en siswati. Ces groupes considèrent comme illégitime et sans réelle intention de réforme la révision constitutionnelle en cours, en principe dernière étape d’un processus de réforme institutionnelle entamé en 1996.
Fin 2001, le roi Mswati III a chargé un comité de 15 personnes de rédiger une nouvelle constitution.
L’opposition estime que ce comité est sous la coupe de la cour royale et qualifie le processus d’illusion à l’intention des bailleurs de fonds internationaux, dans cette monarchie absolue où les partis sont interdits.
Incités à rencontrer le Comité de rédaction de la constitution (CDC), les groupes d’opposition ont refusé de soumettre quoi que ce soit à un organe “royaliste”.
Le président du CDC, Prince David, ne s’est pas prononcé sur l’éventuel intégration d’un contre-projet de l’opposition aux travaux du comité. Il s’est contenté de souligner que “son mandat porte sur une large consultation” dans le cadre de la préparation de la nouvelle constitution.


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