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Le roi Mswati III du Swaziland a dissous le Parlement le 31/05 en vue des élections législatives qui doivent se tenir en octobre et a présenté un projet de réforme constitutionnelle qui doit faire lobjet dun débat public.
Le Swaziland, monarchie absolue gouvernée par décret, mais au Parlement bicaméral désigné selon un système complexe mêlant élections, hors partis politiques, et nominations par le roi.
Le prince David, frère du roi et président dune commission chargée de préparer le projet de réforme constitutionnelle, a déclaré quaucun parti politique ne serait autorisé à présenter des candidats lors des élections. Le système sans parti actuellement en vigueur sera reconduit dans le projet de nouvelle constitution car «il symbolise lunité du royaume», selon le prince David.
«La dissolution du parlement ne signifie pas que je gouvernerai le pays seul car je serai assisté dun conseil des ministres», a déclaré le roi Mswati III.
Le prince David a estimé que le projet de constitution garantira les droits de lhomme et les libertés mais, a-t-il prévenu, «ces droits et ces libertés ne sont pas absolus. En conséquence, certaines limitations seront imposées dans lexercice et la jouissance de ces droits et libertés».
Le Swaziland, royaume dun million dhabitants, fait face à une grave crise économique et juridique alors quun tiers de la population est infectée par le virus du sida.
Ce projet de révision constitutionnelle doit être la dernière étape dun processus de réforme institutionnelle entamé en 1996. Mais les groupements dopposition ont fait valoir que ce projet officiel est sous influence du roi, illégitime et sans réelle intention de réforme, et quil constitue une «duperie» visant uniquement à rassurer les bailleurs de fonds internationaux du pays.
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