N° 234
du 03/09/2001

Zambie


Le président Chiluba
renonce à se présenter à la présidentielle
L' ancien vice-président Levy Mwanawasa
sera le candidat du parti au pouvoir

Le président zambien Frederick Chiluba, qui avait tenté au printemps de changer la constitution pour briguer un troisième mandat, a finalement renoncé à se présenter à la prochaine élection présidentielle prévue à la fin de l'année.
Le candidat du parti au pouvoir, le Mouvement pour la démocratie multipartite (MMD), sera Levy Mwanawasa, ancien vice-président de Fredrick Chiluba lors de son premier mandat et avocat de renom respecté dans le monde politique.
M. Mwanawasa n'occupait plus aucune fonction officielle au sein du parti au pouvoir dont il fut l'un des membres fondateurs.
Les élections générales - présidentielle et législatives - sont prévues en novembre ou décembre. Ce scrutin devait initialement se tenir au mois d'octobre, mais a été repoussé, officiellement parce que les listes électorales ne pouvaient être prêtes à temps.
A l'approche de ces élections, la situation politique en Zambie s'est considérablement tendue, les instances au pouvoir n'hésitant pas à arrêter et à inculper des hommes et des femmes politiques, ainsi que des journalistes accusés d'avoir "diffamé" le président.
Sous prétexte qu'elle n'avait pas renouvelé sa licence, les autorités zambiennes ont également ordonné la fermeture d'une radio indépendante, Radio Phoenix, accusée de faire la propagande de l'opposition.
Frederick Chiluba avait vainement essayé en avril de changer la constitution pour briguer un troisième mandat, mais avait dû y renoncer sous la pression populaire.
Le président Chiluba avait succédé à Kenneth Kaunda en 1991 et avait été réélu en 1996.
L'un des adversaires du candidat du MMD à la présidentielle devrait être la dirigeante du principal parti d'opposition, le Forum pour la démocratie et le développement (FDD), Edith Nawakwi.
Mme Nawakwi fait partie des opposants poursuivis par la police et inculpés de "diffamation" à l'en- contre du président qu'elle a traité de "voleur".
L'opposition, qui accuse le président d'avoir profité de sa fonction pour s'enrichir personnellement, s'est réjouie de la nouvelle de son retrait définitif de la course à la présidence. Elle le suspectait en effet ne pas avoir totalement abandonné son idée de briguer un troisième mandat.


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