- Le président Levy Mwanawasa,
a formé son gouvernement
qui comprend neuf ministres sortants.
- Le vice-président Enoch Kavindele a
été maintenu à son poste et en plus
s'est vu adjuger le ministère de la
Défense.
- Katele Kalumba, ancien ministre des Finances
de Chiluba, devient ministre des Affaires
étrangères.
- Pour le remplacer aux Finances, M. Mwanawasa a
rappelé Emmanuel Kasonde, un de ses proches
qui occupait déjà ce poste du temps
où il était le premier
vice-président de Frederick Chiluba, de 1991
à 1994.
- Le nouveau chef de l'Etat a également
décidé d'attribuer à M. Kasonde l'un
des huit sièges de députés qu'il est
autorisé à désigner par la
Constitution.
- En présentant son gouvernement à la
presse, M. Mwanawasa a indiqué qu'il exigerait de
ses ministres "honnêteté et
intégrité", ainsi qu'un "sens
élevé de la discipline". Il a
décidé de supprimer les postes de ministre
sans portefeuille et de ministre des Affaires
présidentielles qui, du temps de Frederick
Chiluba, étaient occupés par des
"éminences grises" du chef de l'Etat.
- Le président a également
décidé de regrouper les ministères
de l'Environnement et du Tourisme, de rattacher celui de
l'Agriculture aux services du vice-président, et
de fondre le ministère du Développement
communautaire et des Affaires sociales dans celui du
Travail.
- Au total, le nouveau gouvernement comprend 19
ministères, dont deux occupés par des
femmes. Un seul ministère, celui de la
Santé, reste à pourvoir.
- Parmi les neuf anciens ministres de M. Chiluba
présents dans le gouvernement de Levy Mwanawasa,
figure le ministre de l'Information, Vernon
Mwaanga, qui, au début des années 90
avait été accusé de trafic de
drogue.
- Ce scandale était l'un de ceux qui avait
poussé Levy Mwanawasa à démissionner
de son poste de vice-président en 1994.
- M. Mwanawasa a expliqué qu'il pensait que le
ministre de l'Information avait fait amende honorable,
mais qu'il n'hésiterait pas à s'en
séparer si de nouvelles preuves étaient
apportées sur son implication dans des affaires
délictueuses.
- Le nouveau président a par ailleurs
indiqué qu'il avait l'intention de désigner
certains dirigeants de l'opposition à des postes
ministériels, mais qu'il ne le ferait pas tant
qu'ils continueraient à contester sa
légitimité.
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