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| Le procureur national de Zambie
chargé du procès de l’ex-président Frederick
Chiluba et suspendu de ses fonctions par l’actuel président
Levy Mwanawasa, a défié ce dernier en affirmant qu’il
n’avait pas l’intention de se retirer. Le procureur, Mukelabai Mukelabai, ne prendra pas de congé sabbatique comme l’a affirmé M. Mwanawasa, a déclaré le 12/01 son avocat, Me Vincent Malambo. «Il n’a jamais démissionné ni accepté de partir en congé sabbatique», a-t-il affirmé. Il y a de «graves allégations» contre le procureur avait déclaré M. Mwanawasa en précisant qu’après sa suspension de 45 jours, le procureur prendrait un congé sabbatique puis partirait à la retraite. Le chef de l’Etat avait notamment cité une rencontre entre M. Mukelabai et l’ancien chef des services secrets, Xavier Chungu, co-accusé de Frederick Chiluba, sur les moyens de contourner les accusations de corruption qui pèsent contre eux. «Si le président a des preuves, qu’un tribunal enquête sur ces problèmes», a déclaré l’avocat du procureur. Selon des sources judiciaires, des dissensions sont apparues au sein de l’accusation dans le procès Chiluba, deux des procureurs accusant M. Mukelebai - nommé sous Frederick Chiluba - de piétiner dans les auditions de témoins et de négliger des pistes mises à jour pendant l’instruction. Aux premiers jours du procès, début décembre, le public et les défenseurs de M. Chiluba avaient été surpris d’entendre des témoins cités par l’accusation exonérer à la barre l’ancien chef de l’Etat et son principal co-accusé, l’ex-chef des services secrets. Frederick Chiluba comparaît pour le détournement de millions de dollars de fonds publics pendant ses années de présidence, entre 1991 et 2001. Son procès est l’aboutissement d’une campagne anti-corruption menée à grand renfort de publicité par M. Mwanawasa depuis 2002, mais sélective selon ses détracteurs. L’Association des procureurs de Zambie a dénoncé «la suspension forcée du procureur national» comme une ingérence de la présidence qui «n’a pas de base légale» L’Association des juristes de Zambie a également dénoncé la suspension du procureur national, une mesure qu’elle juge anti-constitutionnelle. Elle a réclamé «une explication claire du chef de l’Etat». |
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