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| Les peines de mort pour les auteurs du
coup d’Etat avorté de 1997 sont commuées en travaux
forcés Le président Levy Mwanawasa a annoncé le 27/02 que les peines de mort prononcées à l’encontre de 44 militaires impliqués dans un coup d’Etat avorté en 1997 avaient été commuées en peines de 10 à 20 ans de prison avec travaux forcés. «La vie est sacrée», a déclaré le président Mwanawasa lors d’une conférence de presse à Lusaka. «Aussi longtemps que je resterai président, je ne ferai pas exécuter une sentence de mort», a-t-il affirmé à l’attention de quelque 200 détenus actuellement dans les «couloirs de la mort» de prisons zambiennes. Le chef de l’Etat, auquel les 44 militaires condamnés avaient demandé une mesure de grâce, a indiqué que la peine de mort contre l’organisateur de la tentative de coup d’Etat, le capitaine Steven Lungu, avait été commuée en 20 ans de prison avec travaux forcés. Le co-organisateur de l’opération, le capitaine Jack Chiti, a pour sa part vu sa peine de mort commuée en 15 ans de prison avec travaux forcés, en raison de problèmes de santé, a précisé le président. Quatre autres officiers condamnés devront aussi faire 15 ans. Trente-six sous-officiers ou simples soldats, qui selon M. Mwanawasa ont été influencés par leurs supérieurs pour prendre part à la tentative de coup d’Etat, ont vu leur peine de mort commuée en 10 ans de détention avec travaux forcés. Seule exception, un soldat a été condamné, comme Steven Lungu, à 20 ans de prison, mais dans son cas en raison de mauvaise conduite depuis son arrestation. Un 44ème condamné est récemment décédé en prison, a révélé le président. «En fonction de la bonne conduite des prisonniers, ils pourraient bénéficier de remise d’un tiers de leur peine», a ajouté M. Mwanawasa, ce qui signifie que certains militaires condamnés à 10 ans pourraient être libérés dans environ un an, en prenant en compte le temps déjà passé en détention. La Cour suprême avait confirmé en décembre la peine de mort pour 44 des 54 militaires condamnés en 1999 pour une tentative de coup d’Etat avortée en octobre 1997 contre le président Frederick Chiluba, qui a quitté le pouvoir en 2001. Les dernières exécutions en Zambie ont eu lieu en 1998, lorsque huit criminels de droit commun avaient été pendus, après autorisation du président de l’époque Frederick Chiluba. C’est ce même Chiluba, au pouvoir de 1991 à 2001, que les putschistes avaient tenté de renverser, leur meneur, le capitaine Steven Lungu alias «capitaine Solo», prenant d’assaut la radio-télévision nationale, et annonçant la destitution du chef de l’Etat.Le président Mwanawasa, dans sa tirade contre la peine de mort, a estimé que l’exécution par pendaison, comme c’est le cas en Zambie, va à l’encontre des conventions internationales sur les sanctions «inhumaines ou dégradantes». Il a appelé les Zambiens à réfléchir et décider s’ils souhaitent ou non voir l’abolition de la peine de mort, à l’occasion de la prochaine révision constitutionnelle. Une organisation zambienne de défense des droits de l’Homme, Afronet, a salué la grâce présidentielle, mais estimé que les soldats, détenus depuis 1997, auraient dû être libérés immédiatement. «Les conditions de détention en Zambie équivalent à des peines de mort», a déclaré Ngande Mwanajiti, porte-parole d’Afronet, redoutant que plusieurs détenus ne décèdent avant leur remise en liberté. Mwanawasa a rappelé que la haute trahison restait un crime grave, et qu’en aucun cas le niveau de corruption d’un régime ne saurait justifier une tentative de coup d’Etat. |
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