N°257
du 17/10/2002

Zambie


Inquiétudes pour l’avenir de la plus grande mine de cuivre du pays

Dans la province du Copperbelt, d’où est extrait le cuivre zambien essentiel à l’économie du pays, l’inquiétude monte depuis l’annonce par le géant minier sud-africain Anglo-American de son retrait soudain du capital de la principale mine du pays.
“Félicitations, quinze jours et pas d’accident”, peut-on lire sur un grand panneau installé à l’entrée de la mine souterraine de cuivre de la Konkola Copper Mine (KCM), la plus grande de tout le pays qui emploie 11.000 personnes à Chingola. Cette petite ville située à 450 kilomètres au nord de la capitale Lusaka, est connue sous le nom de “Cœur du Copperbelt”, la grande province minière zambienne.
Pas d’incident en deux semaines, “c’est un grand record pour nous”, a estimé Robinson Sambwa, ingénieur à la mine où les accidents, parfois mortels, sont monnaie courante. Sous terre, des mineurs vêtus de blanc s’acharnent à pomper l’eau des roches pour éviter des inondations.
L’inquiétude monte pour les salariés depuis l’annonce en début d’année par Anglo-American de son retrait de KCM, achetée juste deux ans auparavant, en mars 2000.
Raisons invoquées par le géant minier sud-africain, la chute des prix du cuivre sur le marché mondial et des coûts de productions très élevés.
Dans l’attente d’un repreneur, KCM a mis en place un “plan de survie” pour continuer à faire fonctionner la mine et maintenir l’emploi.
Après l’annonce de son retrait, Anglo-American a apporté 30 millions de dollars en compensation à KCM ainsi que 26,5 millions de prêts préférentiels, tandis que l’Etat zambien a accordé à l’entreprise 8,5 millions de dollars pour le maintien de son activité.
20 milliards supplémentaires devraient également être prêtés par les banques zambiennes.
Autant d’argent qui doit permettre de tenir plusieurs mois jusqu’à l’arrivée d’un éventuel repreneur, même si les coûts de production sont énormes, de 350 à 400 millions de dollars par an, dont 20% consacrés aux salaires, note Norman Mbazima.

A l’est de la mine souterraine, une autre mine, à ciel ouvert celle-là, appelée Mchanga, également détenue et gérée par KCM. Son avenir est nettement plus sombre, puisque le gisement s’épuisant, elle doit fermer en 2004. Quelque 800 salariés se retrouveront alors au chômage.
Conscient du caractère périssable du cuivre qui lui rapporte actuellement 50% de ses recettes en devises étrangères, le gouvernement zambien travaille à la mise en place d’un ambitieux programme de diversification qui vise à permettre au


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