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Dans la province du Copperbelt, doù est extrait le cuivre zambien essentiel à léconomie du pays, linquiétude monte depuis lannonce par le géant minier sud-africain Anglo-American de son retrait soudain du capital de la principale mine du pays.
Félicitations, quinze jours et pas daccident, peut-on lire sur un grand panneau installé à lentrée de la mine souterraine de cuivre de la Konkola Copper Mine (KCM), la plus grande de tout le pays qui emploie 11.000 personnes à Chingola. Cette petite ville située à 450 kilomètres au nord de la capitale Lusaka, est connue sous le nom de Cur du Copperbelt, la grande province minière zambienne.
Pas dincident en deux semaines, cest un grand record pour nous, a estimé Robinson Sambwa, ingénieur à la mine où les accidents, parfois mortels, sont monnaie courante. Sous terre, des mineurs vêtus de blanc sacharnent à pomper leau des roches pour éviter des inondations.
Linquiétude monte pour les salariés depuis lannonce en début dannée par Anglo-American de son retrait de KCM, achetée juste deux ans auparavant, en mars 2000.
Raisons invoquées par le géant minier sud-africain, la chute des prix du cuivre sur le marché mondial et des coûts de productions très élevés.
Dans lattente dun repreneur, KCM a mis en place un plan de survie pour continuer à faire fonctionner la mine et maintenir lemploi.
Après lannonce de son retrait, Anglo-American a apporté 30 millions de dollars en compensation à KCM ainsi que 26,5 millions de prêts préférentiels, tandis que lEtat zambien a accordé à lentreprise 8,5 millions de dollars pour le maintien de son activité.
20 milliards supplémentaires devraient également être prêtés par les banques zambiennes.
Autant dargent qui doit permettre de tenir plusieurs mois jusquà larrivée dun éventuel repreneur, même si les coûts de production sont énormes, de 350 à 400 millions de dollars par an, dont 20% consacrés aux salaires, note Norman Mbazima.
A lest de la mine souterraine, une autre mine, à ciel ouvert celle-là, appelée Mchanga, également détenue et gérée par KCM. Son avenir est nettement plus sombre, puisque le gisement sépuisant, elle doit fermer en 2004. Quelque 800 salariés se retrouveront alors au chômage.
Conscient du caractère périssable du cuivre qui lui rapporte actuellement 50% de ses recettes en devises étrangères, le gouvernement zambien travaille à la mise en place dun ambitieux programme de diversification qui vise à permettre au
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