N° 240
du 30/11/2001

Zimbabwe


Seuls les Zimbabwéens pourront être
des correspondants permanents

Seuls les journalistes zimbabwéens "pourront être autorisés à travailler sur une base permanente" au Zimbabwe pour des media étrangers une fois que la nouvelle loi sur la presse aura été adoptée, a annoncé le ministre de l'Information, Jonathan Moyo. Cela ne signifie pas, selon lui, que les journalistes étrangers seront interdits, mais l'octroi de leur accréditation temporaire deviendra beaucoup plus strict, a-t-il dit dans un entretien accordé à l'AFP pour donner sa version de la nouvelle loi sur l'information approuvée par le gouvernement, qui doit encore être votée par le Parlement.
Cette loi créée une commission qui sera chargée d'enregistrer tous les journalistes du Zimbabwe et de leur délivrer une accréditation. "L'exception est pour les journalistes étrangers", a déclaré M. Moyo, que son ministère "continuera à accréditer, parce que c'est une fonction d'Etat".
Les accréditations seront délivrées après vérification en coordination avec le ministère des Affaires étrangères, les services de sécurité et d'immigration, afin que ne soient "pas admis au Zimbabwe des éléments dangereux".
"L'an dernier, avant les élections législatives, quelque 700 media (étrangers) se sont installés eux-mêmes à cause des manquements (de la loi), créant une jungle complète sans que l'on sache vraiment qui était qui", a-t-il affirmé.
Une fois votée, les médias étrangers présents au Zimbabwe disposeront d'une période de "trois mois pour régulariser" eux-mêmes leur situation. Il a affirmé qu'avec cette loi, le gouvernement entendait "créer un code de conduite éthique et professionnel, développé par les médias eux-mêmes".


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