- Seuls les journalistes
zimbabwéens "pourront être autorisés
à travailler sur une base permanente" au Zimbabwe
pour des media étrangers une fois que la nouvelle
loi sur la presse aura été adoptée,
a annoncé le ministre de l'Information,
Jonathan Moyo. Cela ne signifie pas, selon lui,
que les journalistes étrangers seront interdits,
mais l'octroi de leur accréditation temporaire
deviendra beaucoup plus strict, a-t-il dit dans un
entretien accordé à l'AFP pour donner sa
version de la nouvelle loi sur l'information
approuvée par le gouvernement, qui doit encore
être votée par le Parlement.
- Cette loi créée une commission qui sera
chargée d'enregistrer tous les journalistes du
Zimbabwe et de leur délivrer une
accréditation. "L'exception est pour les
journalistes étrangers", a déclaré
M. Moyo, que son ministère "continuera à
accréditer, parce que c'est une fonction d'Etat".
- Les accréditations seront
délivrées après vérification
en coordination avec le ministère des Affaires
étrangères, les services de
sécurité et d'immigration, afin que ne
soient "pas admis au Zimbabwe des éléments
dangereux".
- "L'an dernier, avant les élections
législatives, quelque 700 media (étrangers)
se sont installés eux-mêmes à cause
des manquements (de la loi), créant une jungle
complète sans que l'on sache vraiment qui
était qui", a-t-il affirmé.
- Une fois votée, les médias
étrangers présents au Zimbabwe disposeront
d'une période de "trois mois pour
régulariser" eux-mêmes leur situation. Il a
affirmé qu'avec cette loi, le gouvernement
entendait "créer un code de conduite
éthique et professionnel, développé
par les médias eux-mêmes".
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