afex

Zimbabwe Biographie Nouveau site, cliquer ICI
Simon Muzenda : mort d’un des deux vice-présidents du Zimbabwe

Simon Muzenda, l’un des deux vice-présidents zimbabwéen, est mort le 20 septembre 2003, à l’hôpital de Parirenyatwa où il était hospitalisé. En annonçant son décès, le président Robert Mugabe a déclaré : «c’est une grande perte pour la nation».
Agé de 81 ans, Simon Muzenda, haut responsable de l’Union nationale africaine du Zimbabwe-Front patriotique (Zanu-PF, au pouvoir), était vice-président depuis 1987. L’autre vice-président est Joseph Msika.
Il avait joué un rôle significatif lors de la guerre d’indépendance dans les années 70.
Ancien professeur et charpentier, membre de l’éthnie Shona, il s’était rendu en Chine pour y recevoir un traitement avant de regagner le Zimbabwe, il y a un mois.
Aucune précision sur sa maladie n’a été apportée.
Muzenda n’a jamais été présenté comme un successeur potentiel à Robert Mugabe. Le porte-parole du parlement Emmerson Mnangagwa a été cité parmi les candidats susceptibles de le remplacer.
Lors des funérailles à Harare de Simon Muzenda, Robert Mugabe a appelé à «l’unité de la nation», tendant ainsi la main au principal parti d’opposition, le Mouvement pour le changement démocratique (MDC). «L’unité de notre nation est vitale (...) pour atteindre certains objectifs sur la base de certains (principes) fondamentaux», a déclaré M. Mugabe devant des dizaines de milliers de personnes venues assister au «cimetière des héros» aux funérailles.
Parmi elles, plusieurs députés, maires et conseillers municipaux du MDC, qualifiés par le président Mugabe «d’amis».
«A nos amis du MDC qui sont ici, nous disons vous êtes les bienvenus, vous êtes des Zimbabwéens», a affirmé le chef de l’Etat, rompant avec ses diatribes habituelles contre des opposants considérés jusqu’alors comme des «marionnettes» de la Grande-Bretagne.
«Nous sommes tous des fils de la terre (du Zimbabwe), les fils de cette terre doivent se comporter comme tels et ne pas se battre entre eux», a-t-il ajouté en estimant que les différences peuvent toujours se régler dans le pays, pas «dans la maison de Blair», le Premier ministre britannique.
C’était la seconde fois en deux mois que le président Mugabe parlait d’unité, des propos qui contrastent encore cependant avec la politique répressive menée contre ses opposants et les atteintes à la liberté d’expression dans le pays.
Afrique-express N° 278 du 03/10/2003

Sommaire ZIMBABWE