- Trois membres du MDC
ont affirmé le 9 octobre à l'AFP avoir
été torturés par des militants du
parti au pouvoir, l'Union nationale africaine du
Zimbabwe-Front patriotique (ZANU-PF).
- Les faits se sont produits début octobre dans
la province des Midlands (centre) où les trois
militants du MDC ont affirmé avoir
été enlevés, battus et
torturés pendant deux jours par des jeunes de la
ZANU-PF menant campagne pour la réélection
du président Mugabe à la
présidentielle prévue en avril 2002.
- "Ils se préparent pour la campagne de la
présidentielle et disent qu'ils ne veulent pas
voir de sympathisants du MDC dans la région", a
déclaré Max Mutiri, l'un des
responsables de ce parti dans les Midlands qui faisait
partie des militants affirmant avoir été
enlevés et torturés. Venu avec ses deux
camarades à Harare pour se faire soigner, il a
montré à un journaliste de l'AFP ses pieds
blessés et enflés par les coups de barres
de fer, ainsi que des brûlures sur le reste de son
corps qui, affirme-t-il, a été suspendu au
dessus d'un feu.
- Parallèlement à ce témoignage,
l'Association des droits de l'Homme du Zimbabwe
(ZimRights) a adressé une pétition au
Parlement réclamant du gouvernement qu'il
interdise à l'armée de se substituer
à la police pour le maintien de l'ordre. Selon
ZimRights, les soldats se sont rendus coupables
d'innombrables actes de violence sur des civils dans tout
le pays, y compris dans la capitale Harare.
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