- Un projet de
"Constitution démocratique" pour le Zimbabwe,
limitant les pouvoirs et le mandat du président de
la République, a été lancé,
lors d'un rassemblement à Harare, par un
groupement de partis d'opposition et de
représentants de la société civile.
- Ce projet va être discuté pendant deux
mois dans tout le pays avant d'être adopté,
après amendements, par l'Assemblée
nationale constitutionnelle (NCA) qui regroupe
plusieurs dizaines d'organisations, dont le principal
parti d'opposition, le Mouvement pour le changement
démocratique (MDC).
- Le projet de la NCA propose que le président
de la République ait un simple rôle
protocolaire et ne puisse pas rester au pouvoir plus de
10 ans (deux mandats de 5 ans maximum).
- Le pouvoir exécutif serait détenu par
un Premier ministre, élu par un Parlement
composé de deux chambres, Assemblée
nationale et Sénat.
- L'actuelle Constitution, négociée avec
la Grande-Bretagne - ancienne puissance coloniale - au
moment de l'indépendance en 1980, donne des
pouvoirs quasi-illimités au président de la
République, Robert Mugabe, au pouvoir
depuis 22 ans, d'abord comme Premier ministre, poste qui
a été supprimé lorsqu'il est devenu
chef de l'Etat en 1987.
- Le projet de la NCA, qui avait mené avec
succès l'an dernier la campagne pour le "non" au
référendum portant sur une nouvelle
Constitution concoctée par le pouvoir,
prévoit également l'abolition de la peine
de mort et insiste sur la liberté d'expression, de
grève, de rassemblement et sur le respect du
suffrage universel exprimé lors d'élections
régulières, libres et équitables.
|