- Le ministre de
l'Information, Jonathan Moyo, a mis en
garde les correspondants de presse étrangers en
poste à Harare contre les conséquences
d'une "diabolisation" de la situation dans le pays. M.
Moyo a fait cette mise en garde dans un communiqué
publié le 12 novembre en réaction à
la condamnation par l'Institut des medias d'Afrique
australe (MISA) de l'arrestation de deux
responsables du seul quotidien privé et
indépendant du Zimbabwe, The Daily News.
- "Le temps est venu pour le MISA, la bande politique
des correspondants étrangers basés à
Harare et d'autres, qui diabolisent désormais le
Zimbabwe de manière routinière, de savoir
et de comprendre pleinement que critiquer et diaboliser
le peuple du Zimbabwe et son gouvernement n'immunise
personne contre des arrestations et des poursuites", a
indiqué le ministre.
- "Ceux qui comme le MISA et les correspondants
étrangers basés à Harare crient le
plus sur la légalité doivent être les
premiers à se tenir prêts à
être soumis au processus judiciaire", a-t-il
ajouté.
- Selon M. Moyo, en tant que groupe "étranger",
le MISA n'avait aucun droit pour juger du
bien-fondé de l'arrestation et de la
détention pendant plus de 24 heures de
Geoff Nyarota, rédacteur en chef du
Daily News, et de Wilf Mbanga,
fondateur d'Associated Newspapers of Zimbabwe
(ANZ), sa maison mère, accusés
d'avoir violé la loi sur les investissements.
-
- Rappel : Créé il y a dix ans
pour défendre la liberté de la presse et
les droits des journalistes, le MISA est un
réseau regroupant des medias
indépendants de onze pays d'Afrique australe
où il dispose de personnels travaillant
à plein temps pour défendre le droit
à la liberté d'expression.
- Le Zimbabwe qui a expulsé ou refusé
de renouveler leur accréditation à
plusieurs journalistes étrangers en 2001, dont
ceux de la BBC et du quotidien britannique The Daily
Telegraph. Les journalistes de la BBC sont par
ailleurs interdits de visas au Zimbabwe depuis cet
été.
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