- Deux opposants
zimbabwéens ont déclaré devant un
tribunal de Bulawayo (sud-ouest) qu'ils avaient
avoué sous la torture le meurtre de Cain
Nkala, dirigeant des anciens combattants de la guerre
d'indépendance dans cette ville. L'un de ces
suspects, Remember Moyo, membre du parti
d'opposition, le Mouvement pour le changement
démocratique (MDC), a raconté
qu'il avait été arrêté le 12
novembre à Gweru (centre) et avait
été violemment battu pendant trois jours
par la police, selon le quotidien pro-gouvernemental The
Herald.
- Sous la menace de violences supplémentaires,
il a précisé avoir signé une
déposition dans laquelle il "confessait" avoir
participé au meurtre de M. Nkala alors que, selon
lui, il n'est aucunement impliqué dans ce crime,
ajoute de son côté le Daily News, quotidien
privé proche de l'opposition.
- Selon les deux journaux, un autre opposant,
Khetani Sibanda, a également affirmé
devant le tribunal qu'il avait été
arrêté en même temps que M. Moyo et
avait subi le même traitement de la part de la
police.
- Cain Nkala avait été enlevé le 5
novembre à son domicile de Bulawayo par des hommes
armés et son corps avait été
retrouvé huit jours plus tard à une
cinquantaine de kilomètres de là. Il est
mort étranglé avec l'un des lacets de ses
chaussures.
- Le président Robert Mugabe avait
aussitôt accusé les "terroristes" du MDC
soutenus par la Grande-Bretagne, d'être à
l'origine de ce meurtre. Quinze militants de ce parti,
dont un député, ont été
arrêtés à la suite de la mort de Cain
Nkala.
- Le président du MDC, Morgan Tsvangirai, a
nié toute implication de son parti dans ce
meurtre.
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