- Le président
sud-africain Thabo Mbeki a appelé le 29
novembre tous les pays et organes participant à la
recherche d'une solution à la crise
zimbabwéenne à "agir d'urgence" pour
assurer la tenue d'élections libres et
équitables dans ce pays l'an prochain.
- Mbeki, qui rencontrait à Pretoria la presse
étrangère, a reconnu que les efforts
à ce jour, via des organes comme le Commonwealth
ou la Communauté de développement d'Afrique
australe (SADC) pour résoudre les troubles au
Zimbabwe "n'ont pas produit les résultats que nous
voulions".
- "Nous devons tous agir d'urgence pour persuader le
gouvernement et la population au Zimbabwe d'aller dans
une certaine direction. Il est crucial que les
élections soient libres et équitables, et
que leur résultat soit acceptable pour l'ensemble
du peuple zimbabwéen".
- "Si les élections au Zimbabwe ne sont pas
perçues comme étant légitimes, on
aura probablement une situation pire que maintenant",
a-t-il dit.
- Interrogé sur les chances réelles
d'élections libres dans un contexte de violence et
d'intimidations, Mbeki a reconnu "clairement, dans une
situation où les gens sont privés de
droits, sont battus, et ne peuvent agir ou décider
en fonction de leurs convictions politiques, il ne peut y
avoir d'élections".
- Interrogé sur l'éventualité de
sanctions pour influencer la situation à Harare,
Mbeki a indiqué que "la question n'avait pas
été discutée. Notre approche est que
tout le monde doit agir pour produire les
résultats requis. L'Afrique du Sud est membre du
Commonwealth et de la SADC et continuera d'agir dans ce
cadre".
- Le président sud-africain a récemment
exprimé une inquiétude de plus en plus vive
sur la crise au Zimbabwe voisin, évoquant
notamment mardi "un danger de conflit civil". Mbeki a
aussi fait preuve de moins en moins de retenue
vis-à-vis des autorités de Harare,
dénonçant ainsi les "mauvaises politiques
économiques menées depuis deux
décennies" qui ont contribué à la
crise. (afp)
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