- L'annonce en a
été faite par le président Robert
Mugabe, qui n'a toutefois pas indiqué la date
exacte du scrutin. Aux termes de la Constitution,
l'élection présidentielle doit avoir lieu
au plus tard en avril 2002.
- M. Mugabe a déclaré que des
observateurs étrangers du Commonwealth, de la
SADC, de l'Organisation de l'unité
africaine (OUA) et de la Communauté
économique des Etats d'Afrique de l'ouest
(CEDEAO) seraient invités pour ce scrutin,
mais sans doute pas de l'Union européenne
(UE). "J'aurais des difficultés à
inviter quelques hommes blancs ici", a
déclaré M. Mugabe. "J'inviterai
plutôt des Asiatiques et des gens des
Caraïbes, mais pour l'UE en tant que bloc, j'en
doute", a-t-il ajouté.
- "Le Commonwealth, oui, nous les inviterons, car nous
en sommes membres", a affirmé le chef de l'Etat.
- Les relations entre l'UE et le Zimbabwe sont
actuellement au plus bas, l'UE reprochant à M.
Mugabe ses atteintes répétées aux
droits de l'Homme et à la liberté
d'expression. En octobre, le gouvernement
zimbabwéen a opposé une fin de non-recevoir
à un ultimatum de l'UE le sommant d'accepter la
venue d'observateurs des Quinze avant et pendant le
scrutin présidentiel.
- Les deux principaux candidats à
l'élection présidentielle seront M. Mugabe
et Morgan Tsvangirai, président du
principal parti d'opposition, le Mouvement pour le
changement démocratique (MDC).
-
- Municipale à Harare, le 11 février
2002
-
- Attendue depuis deux ans, ce scrutin aura finalement
lieu le 11 février 2002, a décidé la
Cour suprême du Zimbabwe.
- La Cour a rejeté un appel du gouvernement
cherchant à repousser une fois encore la tenue de
l'élection, suite à une décision du
23 novembre de la Haute cour de justice qui avait
fixé la date du scrutin au 28 décembre.
- Le gouvernement a toujours cherché à
repousser la tenue de ce scrutin par crainte d'une
victoire du MDC, très bien implanté dans la
capitale.
- La ville est gérée depuis deux ans par
une commission désignée par le gouvernement
après la suspension de l'ancien maire et de son
conseil municipal, proches du pouvoir, accusés de
corruption et de gestion déplorable.
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