N° 241
du 17/12/2001

Zimbabwe


Elections:
Présidentielle en mars 2002
et municipale à Harare, le 11 février 2002

L'annonce en a été faite par le président Robert Mugabe, qui n'a toutefois pas indiqué la date exacte du scrutin. Aux termes de la Constitution, l'élection présidentielle doit avoir lieu au plus tard en avril 2002.
M. Mugabe a déclaré que des observateurs étrangers du Commonwealth, de la SADC, de l'Organisation de l'unité africaine (OUA) et de la Communauté économique des Etats d'Afrique de l'ouest (CEDEAO) seraient invités pour ce scrutin, mais sans doute pas de l'Union européenne (UE). "J'aurais des difficultés à inviter quelques hommes blancs ici", a déclaré M. Mugabe. "J'inviterai plutôt des Asiatiques et des gens des Caraïbes, mais pour l'UE en tant que bloc, j'en doute", a-t-il ajouté.
"Le Commonwealth, oui, nous les inviterons, car nous en sommes membres", a affirmé le chef de l'Etat.
Les relations entre l'UE et le Zimbabwe sont actuellement au plus bas, l'UE reprochant à M. Mugabe ses atteintes répétées aux droits de l'Homme et à la liberté d'expression. En octobre, le gouvernement zimbabwéen a opposé une fin de non-recevoir à un ultimatum de l'UE le sommant d'accepter la venue d'observateurs des Quinze avant et pendant le scrutin présidentiel.
Les deux principaux candidats à l'élection présidentielle seront M. Mugabe et Morgan Tsvangirai, président du principal parti d'opposition, le Mouvement pour le changement démocratique (MDC).
 
Municipale à Harare, le 11 février 2002
 
Attendue depuis deux ans, ce scrutin aura finalement lieu le 11 février 2002, a décidé la Cour suprême du Zimbabwe.
La Cour a rejeté un appel du gouvernement cherchant à repousser une fois encore la tenue de l'élection, suite à une décision du 23 novembre de la Haute cour de justice qui avait fixé la date du scrutin au 28 décembre.
Le gouvernement a toujours cherché à repousser la tenue de ce scrutin par crainte d'une victoire du MDC, très bien implanté dans la capitale.
La ville est gérée depuis deux ans par une commission désignée par le gouvernement après la suspension de l'ancien maire et de son conseil municipal, proches du pouvoir, accusés de corruption et de gestion déplorable.


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