- Morgan Tsvangirai,
leader du principal parti d'opposition au Zimbabwe, le
Mouvement pour le changement démocratique
(MDC), a approuvé, le 22 décembre
à Gweru (centre) lors du premier congrès
annuel de son parti, le principe de sanctions
ciblées à l'encontre du président
Robert Mugabe.
- "Nous ne voulons pas de sanctions contre le pays.
Nous voulons des sanctions contre les auteurs des
violences, dont Mugabe est le meneur", a-t-il
déclaré devan son parti.
- La veille, le président américain
George Bush avait promulgué la loi sur la
démocratie au Zimbabwe, le "Zimbabwe Democracy
and Economic Recovery Act", qui prévoit la
possibilité d'imposer des sanctions contre les
responsables de violences politiques au Zimbabwe, et vise
explicitement le président Mugabe.
- Le leader du MDC a par ailleurs critiqué la
décision de la Communauté de
développement d'Afrique australe (SADC)
le 11 décembre de soutenir la réforme
agraire initiée par Mugabe. Il n'a pas
contesté le bien fondé d'une réforme
agraire pour redistribuer à des Noirs sans terres
celles qui, 21 ans après l'indépendance du
Zimbabwe de la Grande-Bretagne en 1980, appartiennent
toujours à une minorité de quelque 4.000
fermiers blancs, mais "les méthodes d'application"
de cette réforme.
-
- Enfin, désigné candidat pour
l'élection présidentielle de mars 2002,
Morgan Tsvangirai s'est déclaré confiant
dans sa victoire en dépit de la répression
à l'encontre de son parti.
- A l'adresse des partisans de M. Mugabe, qui a promis
de mener sa campagne comme "une guerre", le
président du MDC a lancé: "même si
vous menacez de nous écraser, vous ne pourrez pas
nous arrêter, nous gagnerons". "
- Il a indiqué que la priorité d'un
gouvernement MDC serait l'emploi, la santé et
l'éducation, trois des secteurs les plus
affectés par la crise économique sans
précédent que traverse le Zimbabwe depuis
deux ans.
- Le taux de chômage y est de 65%, les
hôpitaux manquent des médicaments essentiels
et les campus universitaires sont agités par des
manifestations d'étudiants protestant contre la
politique du gouvernement qui a décidé de
supprimer leurs bourses.
-
- Après le congrès du parti au pouvoir,
l'Union nationale africaine du Zimbabwe-Front
patriotique (ZANU-PF), qui s'est tenu
début décembre, et celui du MDC, la
campagne pour la présidentielle est
désormais officiellement lancée au
Zimbabwe. Elle promet d'être rude, le
président Mugabe semblant prêt à tous
les moyens, pour se faire réélire.
- Lors de la campagne des législatives de juin
2000, une trentaine d'opposants avaient été
tués, le MDC avait eu 57 des 120 sièges au
Parlement.
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