- Morgan Tsvangirai, le
président du MDC, le secrétaire
général de ce parti, Welshman Ncube,
et le responsable à l'Agriculture de ce parti,
Renson Gasela, ont été inculpés
de trahison à Harare pour un présumé
complot d'assassinat du président Robert
Mugabe, à onze jours du début de
l'élection. Tous trois ont été
relâchés après interrogatoire.
- Morgan Tsvangirai a été formellement
inculpé de trahison pour un présumé
complot d'assassinat contre le président Robert
Mugabe. Cette inculpation est passible de la peine de
mort au Zimbabwe. MM. Ncube et Gasela, eux, sont
soupçonnés d'avoir participé
à une réunion en Grande-Bretagne
l'année dernière au cours de laquelle un
complot présumé pour assassiner le
président aurait été
échafaudé.
- Ces inculpations surviennent après la
diffusion le 13 février, par la chaîne
nationale australienne Special Broadcasting Service
(SBS), d'une émission dans laquelle un
ancien agent secret israélien, Ari
Ben-Menashe, soutenait que M. Tsvangirai fomentait un
attentat contre le président Mugabe.
- L'ancien espion, aujourd'hui responsable de la
société canadienne de consultants Dickens
and Madsen, se base sur un entretien, qu'il aurait
filmé en secret, avec le président du MDC
en décembre 2001 à Montréal.
- M. Tsvangirai dénonce cette affaire comme une
machination montée par le gouvernement pour le
"piéger" avant le scrutin présidentiel.
-
- L'inculpation des trois membres du MDC intervient
aussi dans un contexte marqué par de nouvelles
agressions contre des observateurs internationaux
présents au Zimbabwe dans le cadre de
l'élection présidentielle.
- Des observateurs d'Afrique du Sud, de la
Communauté de développement d'Afrique
australe (SADC) et du Commonwealth ont
été pris à partie lors d'incidents
séparés dans le pays.
- Le harcèlement de la police à
l'encontre de M. Tsvangirai est monté aussi en
intensité grâce à une nouvelle loi
sur la sécurité qui permet d'interdire tout
rassemblement non-autorisé par la police.
- Morgan Tsvangirai a affirmé que 79 des
meetings de son parti ont été
"perturbés" ou "annulés" par la police
depuis l'entrée en vigueur de cette loi,
votée le 10 janvier.
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