- La communauté
internationale, mobilisée depuis le début
du conflit de l'occupation des fermes en février
2000 contre le régime du président
Robert Mugabe, a renforcé sa pression depuis
plus d'un an.
-
- -2001-
- - 25 jan: La Suède décide de
réduire son aide au développement en raison
notamment de la "grave détérioration des
droits de l'Homme".
- - 1er mars: Londres annonce qu'il va retirer
ses instructeurs militaires, présents depuis 1979.
- - 15 mars: Le Parlement européen
condamne "la poursuite de la campagne de meurtre, de
violence et de menace".
- - 22 mai: Pretoria condamne les violences
politiques.
- - 16 août: Le Danemark gèle son
programme d'assistance.
- - 23 nov: Les relations de l'Union
européenne (UE) avec le Zimbabwe ont atteint "un
point critique", déclare une
délégation européenne.
- - 27 nov: Le président sud-africain
Thabo Mbeki évoque "un danger de conflit civil".
- - 21 déc: Le président
américain George W. Bush promulgue la loi sur la
démocratie au Zimbabwe, qui prévoit la
consultation d'autres pays sur la façon d'imposer
des restrictions de visas et autres sanctions contre les
responsables de violences politiques.
-
- -Janvier 2002-
- - 10: Le Parlement vote deux lois
controversées, l'une sur la sécurité
publique visant à museler l'opposition, et l'autre
modifiant la loi électorale en vue de restreindre
le droit de vote lors de la présidentielle.
- Le prix Nobel de la paix Desmond Tutu estime que
Robert Mugabe est sur la "pente glissante de la
dictature".
- - 11: Londres estime que la situation est une
"complète tragédie".
- - 12: M. Mugabe accuse le Premier ministre
britannique Tony Blair de mentir sur la situation du
pays.
- - 15: L'ONU fait part de sa "vive
préoccupation".
- - 23: Tony Blair qualifie les "agissements" du
président Mugabe de "honte pour son propre pays".
- - 31: Harare dénonce la "relation
coloniale archaïque" que tentent d'imposer à
son pays l'UE et le Commonwealth.
- Le Parlement zimbabwéen approuve une loi
très controversée limitant la
liberté de la presse.
-
-Février 2002-
- - 16: Expulsion du Suédois Pierre
Schori, chef des observateurs de l'UE pour la
présidentielle. Robert Mugabe déclare que
son comportement a été "malhonnête et
culotté".
- - 18: L'UE impose des sanctions contre M.
Mugabe et 19 de ses proches et décide de rappeler
ses observateurs à la présidentielle,
accusant le régime d'atteintes aux droits de
l'Homme et à la liberté d'expression et de
vouloir empêcher la tenue d'un scrutin libre.
- - 23: Les Etats-Unis décident d'imposer
des sanctions contre le président Mugabe et
plusieurs de ses proches, leur interdisant de se rendre
aux Etats-Unis.
-
-Mars 2002-
- - 2: Robert Mugabe estime que sa politique de
réconciliation avec les Blancs menée dans
l'ex-Rhodésie après la guerre
d'indépendance (1972-79) a été une
erreur.
- - 4: Les dirigeants du Commonwealth reportent
au-delà de la présidentielle leur
décision sur d'éventuelles sanctions.
- - 6: Colin Powell affirme que le
président Mugabe "constitue un anachronisme par la
manière dont il dirige son pays".
- Tony Blair qualifie le chef de l'Etat
zimbabwéen de "despote" et de "corrompu".
- - 8: Les Etats-Unis accusent le régime
de Mugabe de vouloir "voler" la présidentielle.
- - 9-11: Election présidentielle
opposant Robert Mugabe à Morgan Tsvangirai. Le MDC
accuse le pouvoir d'avoir sciemment freiné le
scrutin dans les zones urbaines, en réduisant le
nombre de bureaux de vote dans ces fiefs de l'opposition.
- - 12: Des observateurs indépendants
jugent le scrutin "ni libre, ni juste", tandis que la
Grande-Bretagne affirme qu'il existe "des indications
claires" montrant que le président sortant a
"volé" l'élection.
- La mission des observateurs norvégiens, seuls
Européens à avoir pu surveiller
l'élection, affirme que la présidentielle
n'a pas rempli les critères d'un scrutin libre,
notant que la campagne électorale a
été marquée "par la violence et
l'intimidation".
- Washington juge de son côté que
l'élection a été
"sérieusement faussée" et accuse Mugabe
d'en être responsable.
- Par ailleurs, Amnesty International exige la
libération "immédiate et sans condition" de
plus de 1.400 personnes arrêtées pour des
raisons "politiques" pendant l'élection.
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