- Les dirigeants de la Confédération des syndicats du Zimbabwe (ZCTU), principale organisation syndicale du pays proche de lopposition, ont lancé le 1er mai un appel à lunité contre le pouvoir du président Mugabe après sa réélection contestée de mars.
Nous devrions être unis. Quand nous appelons à la grève, faisons tous la grève. Quand nous appelons à une manifestation, manifestons tous, a déclaré Wellington Chibebe, secrétaire général de la ZCTU, devant quelque 12.000 personnes rassemblées dans un stade dHarare pour célébrer la fête du travail.
Le président de la ZCTU, Lovemore Matombo, a pour sa part désigné comme lennemi le gouvernement du président Mugabe, estimant que cest lui qui était responsable des difficultés dun pays à léconomie rongée par linflation et le chômage, où la famine menace et où près de 80% des 12,5 millions dhabitants vivent en dessous du seuil de pauvreté.
Ce quil faut maintenant, cest une grève générale, a affirmé M. Matombo sans dire quand elle serait organisée.
Nous avons à faire à un ennemi, a-t-il dit, ajoutant: Nous sommes tous prêts à mourir, mais quand nous la ferons (la grève) nous ne lannoncerons pas à lavance. Un précédent appel à la grève générale, lancé par la ZCTU après lélection présidentielle, sétait soldée par un échec.
Munyaradzi Gwisai, député MDC, et Lovemore Lovemore Madhuku, président de lAssemblée nationale constitutionnelle (NCA), groupement dassociations proches de lopposition, étaient présents et ont également appelé à lunité pour lutter contre le pouvoir.
Dans un autre stade dHarare, Alfred Makwarimba, président un syndicat créé en 2001 et proche du gouvernement, la Fédération des syndicats du Zimbabwe (ZFTU), en célébrant aussi le 1er mai, a mis en garde contre la grève, estimant quelle ne devait être utilisée quen dernier recours.
|