- Le chef de lopposition Morgan Tsvangirai et deux de ses adjoints, inculpés de trahison, sont brièvement apparus le 28 avril devant un tribunal dHarare qui les a à nouveau convoqués pour le 31 mai, sans toutefois fixer de date pour leur éventuel procès. Leur avocat, Innocent Chagonda, a affirmé que si le tribunal ne fixait pas la date du procès avant le 31 mai, il exigera la levée des contraintes imposées aux trois dirigeants en échange de leur maintien en liberté, avec lobligation de se présenter à la police une fois par semaine.
Le tribunal a cependant décidé dassouplir ces mesures, en limitant la présentation à la police à une fois par quinzaine.
M. Tsvangirai, président du Mouvement pour le changement démmocratique (MDC), le secrétaire général du parti Welshman Ncube et son responsable à lagriculture Renson Gasela, ont été inculpés avant et après lélection présidentielle du 9 au 11 mars, de trahison pour participation présumée à un complot visant à assassiner le président Robert Mugabe. Sils sont reconnus coupables, ils risquent la peine de mort.
Les accusations de complot à leur encontre ont été portées par Ari Ben-Menashe, un ancien agent du Mossad israélien au passé trouble et proche du pouvoir de M. Mugabe, lors dune émission de télévision australienne diffusée en janvier. On y voyait des images médiocres dun homme dont le visage reste invisible, présenté comme M. Tsvangirai, en conversation avec M. Ben-Menashe.
Aujourdhui dirigeant dune société de consultants basée à Montréal, M. Ben-Menashe a affirmé avoir été approché par les responsables du MDC pour essayer dassassiner le président Mugabe et organiser un coup dEtat au Zimbabwe. Morgan Tsvangirai a reconnu quil y a eu des rencontres de responsables du MDC, dont lui-même, avec lex-agent israélien pour lui demander de faire la promotion du parti à létranger. Mais il a nié avoir évoqué une tentative dassassinat de Mugabe qui, selon lui, lui a tendu un piège.
|