- Le régime du président Mugabe a obtenu un sursis et pavoisait au lendemain de la décision de la troïka du Commonwealth, réunie à Abuja le 23 septembre, de ne pas renforcer dans limmédiat les sanctions à son encontre.
La tentative de suspendre le Zimbabwe du Commonwealth échoue, a titré, triomphant, le quotidien gouvernemental The Herald en soulignant quil sagit dun sérieux coup porté à tous ceux qui avaient appelé à des sanctions supplémentaires contre le régime.
Et The Herald de fustiger larrogance coloniale du Premier ministre australien John Howard et de saluer les deux autres membres de la troïka, les présidents sud-africain Thabo Mbeki et nigerian Olusegun Obasanjo, qui ont rendu lAfrique fière en ne cédant pas à Howard.
Lors de la réunion dAbuja, ce dernier est le seul à avoir plaidé en faveur dune suspension immédiate du Zimbabwe du Commonwealth, MM. Mbeki et Obasanjo estimant au contraire quil convenait de donner encore pendant six mois sa chance au président Mugabe de redresser la barre.
Il est nécessaire de continuer à tenter de collaborer avec le président Mugabe, dans lintérêt de tout le peuple zimbabwéen. a déclaré M. Mbeki,
Olusegun Obasanjo a pour sa part souligné quil fallait aller jusquau terme, en mars prochain, de la suspension pour un an du Zimbabwe des réunions ministérielles du Commonwealth afin de pouvoir évaluer pleinement la situation et décider déventuelles sanctions supplémentaires.
La décision de suspendre le Zimbabwe des réunions ministérielles avait été prise à la suite du scrutin présidentiel du 9 au 11 mars, sur la base dun rapport des observateurs du Commonwealth jugeant quil sétait déroulé dans un climat de peur et ne reflétait pas la volonté des électeurs.
La décision de la troïka dattendre encore six mois a donc constitué une divine surprise pour le régime qui sest même offert le luxe dinviter lennemi John Howard à venir à Harare pour se rendre compte par lui-même de la situation.
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