N°256
du 02/10/2002

Zimbabwe


Le parlement durcit la réforme agraire

Les fermiers blancs du Zimbabwe ne se faisaient plus beaucoup d’illusion le 19 septembre sur la possibilité de conserver leurs terres, au lendemain du vote au Parlement d’un amendement à la réforme agraire visant à accélérer leur expropriation.
Colin Cloete, président du Syndicat des fermiers commerciaux (CFU), qui regroupe les fermiers blancs, a déclaré à l’AFP que le vote de cet amendement prouve que le gouvernement est déterminé à appliquer sa réforme agraire “quoiqu’il arrive”.
John Worswick, vice-président d’un groupe de défense des fermiers blancs, Justice pour l’Agriculture (JAG), a décrit l’amendement voté par le Parlement “totalement draconien et totalement anticonstitutionnel”. “Nous allons le contester en justice aussi vite que possible”, a-t-il dit, en encourageant les fermiers et leurs ouvriers agricoles à continuer à avoir recours à la justice, même s’ils ont déjà été expropriés.
La nouvelle mouture de la réforme stipule qu’une partie des fermiers blancs, dont l’ordre d’expropriation a été déclaré non valide par les tribunaux, recevront un nouvel ordre d’éviction et n’auront plus que sept jours pour quitter leurs fermes, contre 90 jours auparavant.
Tout recours en justice deviendra alors pour eux impossible.
Les fermiers refusant d’obtempérer aux ordres d’expropriation de leurs terres se verront infliger des amendes de 100.000 dollars zimbabwéens (1.800 dollars US) contre les 20.000 dollars zimbabwéens (363 dollars US) exigés jusqu’à maintenant.

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