- Seule la moitié des fermiers noirs qui se sont vus allouer des terres saisies aux fermiers blancs dans le cadre de la réforme agraire menée par le président Robert Mugabe, ont pris possession de leur exploitation dans lune des provinces les plus riches du Zimbabwe, selon le Sunday Mail, hebdomadaire gouvernemental, publié le 24/11/02.
7 000 fermiers noirs, sur les 14.000 concernés par la réforme dans la province du Mashonaland-Ouest (nord-ouest), ont emménagé dans leur ferme et commencé à préparer les prochaines récoltes, annonce, qui précise que la gouverneur de la province, Peter Chanetsa, était préoccupé par ce maigre résultat".
Seuls 600 fermiers blancs continuent dexploiter leurs terres sur les 4.500 que comptaient la province lorsque le président Mugabe a lancé sa réforme agraire en février 2000.
Le gouverneur dune autre province fertile du pays, le Mashonaland-Est (nord-est) avait reconnu en octobre que seule la moitié des fermiers à qui le pouvoir avait alloué des terres dans la province sy étaient installés.
Ces nouveaux fermiers manquent de soutien financier et dinfrastructures. La réforme agraire vise à redistribuer aux Noirs sans terres celles de la minorité blanche. Lapplication de cette réforme sest accompagnée de violences commises lors de loccupation des fermes par des partisans du pouvoir et a placé le pays sous la menace de la famine.
Par ailleurs, lUnion européenne a rejeté la demande du Zimbabwe qui souhaitait que lEurope et la Grande-Bretagne indemnisent les fermiers blancs dont les terres ont été saisies.
Cest inacceptable, ces réformes ont été menées sans un respect minimum pour lEtat de droit, a déclaré lors dune conférence de presse, Berterl Haarder, ministre danois pour les affaires européennes, dont le gouvernement assure en ce moment la présidence tournante de lUE.
Il a affirmé quil ne fallait pas sattendre à une normalisation rapide des relations entre le Zimbabwe et lUnion européenne, mais que tout serait fait pour assurer une poursuite du dialogue.
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