N° 272
du 17/06/2003

Zimbabwe


Dialogue incertain

Selon Thabo Mbeki, gouvernement et opposition seraient d’accord pour discuter, mais le président sud-africain a admis ne pas savoir où en était le processus de discussions depuis cette semaine d’action. «Les problèmes du Zimbabwe ne sauraient être réglés par l’Afrique du Sud ou par qui que ce soit d’autre. C’est une responsabilité qui incombe au président et aux dirigeants du Zimbabwe», a ajouté le chef de l’Etat sud-africain, rappelant que l’an dernier, il avait entrepris une médiation avec le président nigerian Olusegun Obasanjo.
«Nous avons dit qu’il était temps qu’ils se mettent ensemble à la table des négociations. Malheureusement celles-ci ont cessé parce que le parti de l’opposition a décidé de porter la question des élections devant les tribunaux. Le parti au pouvoir, par conséquent, a décidé d’attendre la sentence des tribunaux», a affirmé M. Mbeki.
«Nous sommes revenus cette année pour dire la même chose (...), qu’ils devaient absolument se rencontrer pour essayer de résoudre le problème. Et ils se sont mis d’accord. Ils ont accepté. Ils ont entamé une discussion pour essayer de mettre au point un ordre du jour commun», a ajouté Thabo Mbeki.
«Nous sommes prêts à aider les gens du Zimbabwe à résoudre leurs problèmes, mais je ne pense pas que faire des déclarations publiques permettront de (les) résoudre», a ajouté le chef de l’Etat, venu à Genève à l’occasion de l’assemblée annuelle de l’Organisation internationale du travail (OIT).
Le parti au pouvoir, la Zanu-PF, a démenti de son côté un article d’un journal sud-africain, le Sunday Times, affirmant que des pourparlers secrets avaient lieu avec l’opposition.
L’hebdomadaire, qui ne cite pas ses sources, a écrit que la Zanu-PF et le MDC tiennent des rencontres hebdomadaires pour discuter des modalités d’une transition politique au Zimbabwe avant la tenue de nouvelles élections dans le pays.
Le Sunday Times avait toutefois précisé que ce dialogue résultant des interventions d’Olusegun Obasanjo et de Thabo Mbeki, avait été suspendu en raison des journées d’actions lancées par le MDC.

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