La chronologie de deux
ans de crise au Zimbabwe
9 décembre 1997, une grève nationale organisée
par la puissante Confédération des syndicats
zimbabwéens (ZCTU) paralyse complètement le pays.
Le gouvernement renonce alors à lever un nouvel impôt
!équivalents à 5% des revenus), pour financer les
pensions des anciens combattants de la guerre
d'indépendanceþ
28 février 2000, les premières occupations des fermes
appartenant à des propriétaires blancs commencent
- 1997
- 9 décembre: une grève nationale
organisée par la puissante Confédération des
syndicats zimbabwéens (ZCTU) paralyse complètement
le pays. Des manifestations sont violemment
réprimées à Harare, mais devant leur ampleur
le gouvernement est contraint de renoncer à la
création de nouveaux impôts pour financer les
pensions des anciens combattants de la guerre
d'indépendance. Une série de grèves ont eu
lieu depuis septembre 1996.
- 1998
- 19-21 janvier: des émeutes secouent Harare, les
plus violentes depuis l'indépendance en 1980. Elles sont
provoquées par une série de hausses
consécutives des prix des produits de base.
- 29 mai: début de la grogne des étudiants
à Harare, où la police disperse à coups de
matraques des manifestants qui réclamaient la
démission du président Robert Mugabe. Elle va gagner
tout le pays.
- 20 août: des soldats zimbabwéens sont
dépêchés en République
démocratique du Congo (RDC, ex-Zaïre) pour soutenir le
régime du président Laurent-Désiré
Kabila, confronté à une rébellion. Cette
intervention est condamnée par son opposition et les
syndicats.
- 4 novembre: Emeutes dans la capitale et dans ses
environs après une hausse brutale des prix des carburants.
Des violences s'étaient déroulées deux jours
auparavant à Bulawayo (sud-ouest), la deuxième
grande ville du pays.
- 18 novembre: Une grève générale,
la deuxième en une semaine, pour protester contre la
gestion économique, paralyse les principales villes du
pays.
- 1999
- 11 septembre: lancement d'un nouveau parti, le
Mouvement pour le changement démocratique (MDC - "Movement
for Democratic Change"), issu des puissants syndicats,
dirigé par Morgan Tsvangirai. C'est 'aboutissement de la
Convention nationale des travailleurs, qui en février de
cette même année avait rassemblé un grand
nombre de formations, y compris syndicats, groupes d'action
civique, partis d'opposition et universitaires. La convention
s'était vu assigner la tâche de mettre sur pied "un
mouvement politique robuste et vigoureux pour le changement au
Zimbabwe."
- 20 septembre: début d'une grève de six
semaines des internes des hôpitaux. Elle sera suivie d'une
grève des infirmières.
- 21 décembre: le président Mugabe
reconnaît que 1999 a été l'année la
plus difficile de la décennie pour son pays, quelques jours
après avoir affirmé qu'un complot international
était en cours contre son économie pour le
renverser.
- 2000
- 12-13 février: Les Zimbabwéens rejettent
lors d'un référendum le projet de nouvelle
Constitution, infligeant pour la première fois un
désaveu au président Mugabe. Ce projet devait
accorder encore plus de pouvoirs au chef de l'Etat et permettre
l'expropriation de terres, dans le cadre de la réforme
agraire, sans indemnisation.
- 28 février: début du mouvement des
anciens combattants de la guérilla noire, qui occupent des
fermes appartenant à des propriétaires blancs. 600
à 700 fermes seront occupées par des paysans sans
terre dirigés par des vétérans. La police
refuse de faire appliquer un ordre d'expulsion donné par la
Haute Cour du Zimbabwe. Le président Mugabe annonce qu'il
ne fera pas intervenir la police tant que les occupations
resteront pacifiques.
- 1er avril: plusieurs centaines d'anciens combattants de
la guerre d'indépendance attaquent à Harare des
manifestants pacifiques à coups de gourdins et de pierres,
faisant une quinzaine de blessés graves.
- 4 avril : un policier zimbabwéen est tué
par balles dans une ferme appartenant à des Blancs,
occupée par des squatters noirs, près de Marondera
à 70 kilomètres de Harare. La police s'est
refusée à toute précision sur les
circonstances de cet incident. C'est la première fois
qu'une personne est tuée depuis le début des
occupations des fermes .
- 14 avril : le secrétaire au Foreign Office Robin
Cook rencontre à Londres Morgan Tsvangirai, le leader du
Mouvement pour le changement démocratique (MDC).
- 15 avril : Mugabe exprime ses regrets après la
mort de David Stevens, un fermier blanc tué par des anciens
combattants.
Deux membres de l'opposition ont péri brûlés
vifs soir dans une attaque au cocktail Molotov contre leur
voiture, au moment où ils quittaient une réunion du
Mouvement pour le changement démocratique (MDC),
près de la petite ville de Buhera, à 180 km au sud
de Harare.
- 18 avril : pas de festivités pour le
20ème anniversaire de l'indépendance. Ce même
jour, un autre fermier blanc, Martin Olds, a été
tué par balles dans la province du Matabeleland occidental
(sud-ouest), par un groupe de squatters, dans la Compensation Farm
dans la région de la deuxième ville du pays,
Bulawayo. Le secrétaire d'Etat au Foreign office, Peter
Hain, juge "intolérable" ce deuxième meurtre.
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