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Les bailleurs de fonds
internationaux du Burundi sont tombés d'accord le
12 décembre à Paris pour accorder environ
440 millions de dollars (495 millions d'euros) d'aide
à ce pays pour ses besoins humanitaires, de
reconstruction et de développement.
L'argent devrait commencer à être
versé assez rapidement et les versements
s'étaler sur 2001 et 2002, a indiqué le
vice-président de la Banque Mondiale, Callisto
Madavo. Les bailleurs de fonds - soit 37 pays et
organisations internationales dont la Banque Mondiale, le
Fonds monétaire international (FMI), le Programme des
Nations Unies pour le développement (PNUD) ou la Food
and Agriculture Organisation (FAO) &emdash; ont
également mis en place un mécanisme de suivi
de cette aide avec une réunion annuelle pour faire le
point et des réunions thématiques que le
Burundi aura la charge d'organiser.
Les donateurs internationaux ont par ailleurs reconnu
que le pays aurait besoin plus tard d'une aide
supplémentaire pour un développement à
plus long terme.
M. Madavo a souligné que les bailleurs de fonds
étaient confiants, et qu'en dépit des conflits
internes qui continuent à agiter le Burundi, il
existait actuellement "une fenêtre
d'opportunité" et que cet argent devrait servir
à "stabiliser la situation" et remettre le pays sur
la voie de la paix.
La France, les Etats-Unis et la Belgique figurent parmi
les bailleurs les plus importants.
Cette enveloppe globale a été
annoncée au deuxième et dernier jour de la
conférence internationale des donateurs pour le
Burundi, qui se déroulait sous le patronage notamment
de Nelson Mandela, médiateur du processus de paix au
Burundi.
La conférence examinait le soutien à
apporter à la reconstruction de ce pays, après
l'accord d'Arusha intervenu en août, signé par
19 délégations mais boudés par les deux
principaux groupes rebelles.
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