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Le gouvernement a conditionné
la poursuite des négociations avec les magistrats en grève
depuis le 1er septembre pour réclamer plus d’indépendance
et de meilleurs salaires, à la reprise du travail, a annoncé
le 24/09 le ministre de la Justice, Fulgence
Dwima Bakana.
«Le président, le vice-président et moi-même
avons reçu les membres du Symabu (Syndicat de la magistrature
du Burundi). Nous pensons donc que le gouvernement a montré
sa disponibilité et c’est pourquoi nous lançons cet
appel pour qu’ils mettent fin à ce mouvement de grève»,
a réitéré M. Bakana.
De son côté, le Symabu qui ressemble les quelque 900 magistrats
du Burundi a estimé qu’il n’y pas eu de négociations
jusqu’ici.
Quelques magistrats du Burundi ont lancé le 1er septembre une grève
illimitée pour réclamer plus d’indépendance,
davantage de moyens et une meilleure rémunération.
«Sur la question clé des salaires, le gouvernement a indiqué
aux magistrats qui sont des Burundais et qui connaissent les difficultés
de l’Etat que ses caisses sont vides», a rappelé le
ministre de la Justice.
Le président burundais, Domitien Ndayizeye,
avait estimé que «les magistrats ne sont pas les plus à
plaindre au niveau du salaire».
En début de carrière, un magistrat muni
d’une licence en droit perçoit actuellement un salaire
net supérieur à 100.000 francs burundais (90 dollars)
selon le ministre de la Justice, alors qu’un enseignant du secondaire
ne touche que 45.000 francs burundais (42 dollars).
La justice est actuellement largement dominée par la minorité
tutsie. L’accord de paix d’Arusha (Tanzanie) de 2000 prévoit
un partage des responsabilités à hauteur de 60% pour les
Hutus et 40% pour les Tutsis, notamment dans la magistrature.
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