N° 212
du 31/08/2000

Burundi


Les forces politiques et militaires
en présence du conflit burundais

La guerre civile burundaise met en présence l'armée dominée par la minorité tutsie et plusieurs mouvements rebelles hutus, dont les deux principaux ne doivent pas signer le 28 août l'accord de paix issu des négociations d'Arusha (Tanzanie).

Les signataires de l'accord de paix :

- le gouvernement dirigé par le président tutsi Pierre Buyoya, arrivé au pouvoir par un coup d'Etat sans effusion de sang le 25 juillet 1996

- l'Assemblée nationale, émanant du parlement élu en 1993, composée en majorité de députés hutus

- 10 partis pro-tutsis parmi lesquels :
L'Union pour le Progrès National (UPRONA, ancien parti unique)
Le Parti pour le renouveau national (PARENA) de l'ancien président tutsi Jean-Baptiste Bagaza

- 7 mouvements pro-hutus parmi lesquels :

Le Front pour la Démocratie au Burundi (FRODEBU), dont le dirigeant Jean Minani vit en exil en Tanzanie.
Le Conseil national pour la défense de la Démocratie (CNDD), branche politique du principal mouvement rebelle, dirigée par Léonard Nyangoma Le Parti pour la libération du peuple hutu (Palipehutu), rébellion
Le Front pour la libération nationale (FROLINA), rébellion

Les absents :

Les Forces pour la Défense de la Démocratie (FDD) de Jean-Bosco Ndayikengurukiye, ancienne branche armée des CNDD devenu un mouvement rebelle à part entière.
Les Forces nationales de libération (FNL) de Cossan Kabura, ancienne branche armée du Palipehutu devenu un mouvement rebelle à part entière.
Les partis pro-tutsis "radicaux", parmi lesquels la branche radicale de l'UPRONA, dirigée par le Hutu Charles Mukasi.

Sur le terrain :

- l'armée burundaise compte 50.000 à 60.000 hommes.
- Les FDD, basés en Tanzanie et en République démocratique du Congo (RDC) comptent environ 16.000 hommes.
- Les FNL, implantés dans la province de Bujumbura-rural, autour de la capitale, comptent environ 1.500 hommes.


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