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La guerre civile burundaise
met en présence l'armée dominée par la
minorité tutsie et plusieurs mouvements rebelles
hutus, dont les deux principaux ne doivent pas signer le 28
août l'accord de paix issu des négociations
d'Arusha (Tanzanie).
Les signataires de l'accord de paix :
- le gouvernement dirigé par le
président tutsi Pierre Buyoya, arrivé
au pouvoir par un coup d'Etat sans effusion de sang le 25
juillet 1996
- l'Assemblée nationale, émanant du
parlement élu en 1993, composée en
majorité de députés hutus
- 10 partis pro-tutsis parmi lesquels :
L'Union pour le Progrès National (UPRONA, ancien
parti unique)
Le Parti pour le renouveau national (PARENA) de
l'ancien président tutsi Jean-Baptiste Bagaza
- 7 mouvements pro-hutus parmi lesquels :
Le Front pour la Démocratie au
Burundi (FRODEBU), dont le dirigeant Jean Minani vit en
exil en Tanzanie.
Le Conseil national pour la défense de la
Démocratie (CNDD), branche politique du principal
mouvement rebelle, dirigée par Léonard
Nyangoma Le Parti pour la libération du peuple
hutu (Palipehutu), rébellion
Le Front pour la libération nationale
(FROLINA), rébellion
Les absents :
Les Forces pour la Défense de la
Démocratie (FDD) de Jean-Bosco Ndayikengurukiye,
ancienne branche armée des CNDD devenu un mouvement
rebelle à part entière.
Les Forces nationales de libération (FNL) de
Cossan Kabura, ancienne branche armée du Palipehutu
devenu un mouvement rebelle à part entière.
Les partis pro-tutsis "radicaux", parmi lesquels la
branche radicale de l'UPRONA, dirigée par le Hutu
Charles Mukasi.
Sur le terrain :
- l'armée burundaise compte 50.000 à 60.000
hommes.
- Les FDD, basés en Tanzanie et en
République démocratique du Congo (RDC)
comptent environ 16.000 hommes.
- Les FNL, implantés dans la province de
Bujumbura-rural, autour de la capitale, comptent environ
1.500 hommes.
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