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Entre trente et quarante
membres du parti radical tutsi, le Parti pour le
redressement national (PARENA) ont été
arrêtés alors qu'ils tentaient de se rassembler
pour une manifestation sur la place de l'Indépendance
à Bujumbura. Un important dispositif policier
constitué de gendarmes et de policiers
équipés de matériel anti-émeutes
avait été mis en place dans le centre-ville.
Selon le secrétaire général de ce
parti, Rémy Nkengurutse, certains des
militants auraient été
appréhendés à leur domicile avant
l'aube.
Le vice-président du PARENA, Cyrille
Barancira, avait été arrêté
la veille et mis en détention dans les locaux de la
Documentation nationale.
Le PARENA appelait les Burundais à s'opposer au
"démantèlement de l'armée nationale,
unique bouclier contre le parachèvement du
génocide du peuple Batutsi (tutsis burundais),
à l'invasion des troupes étrangères
(...) et à l'amnistie du crime de génocide".
Le PARENA de l'ancien président Jean-Baptiste
Bagaza, qui vit en Ouganda, bien que signataire de
l'accord de paix d'Arusha du 28 août 2000, n'a pas
participé au dernier sommet d'Arusha où
Mandela a imposé l'actuel président, Pierre
Buyoya, comme premier président de la transition.
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