- Les rebelles des
Forces pour la Défense de la Démocratie
(FDD) ont enlevé entre 330 et 380
écoliers et lycéens en une semaine,
début novembre, des actes qui semblent marquer le
début d'une nouvelle stratégie
d'enrôlement.
- Le 9, vers 04H00 du matin, les FDD ont attaqué
le lycée de Musema, un hameau isolé
à une cinquantaine de km au nord-est de Bujumbura
et kidnappé 250 à 300 garçons de 14
à 21 ans, laissant les filles sur place. Musema,
comme son lycée, abrite une population paysanne
presque exclusivement hutue.
- Les FDD ont revendiqué l'enlèvement
mais assuré qu'il s'agissait pour eux de
"protéger" les élèves de
représailles de l'armée.
- Après avoir incendié le lycée,
ils ont emmené les adolescents à pied en
direction de la forêt de la Kibira, l'un de leur
sanctuaire, à une dizaine de km à l'ouest
de Musema. Seul quatre garçons ont pu leur
échapper.
- Mardi 6 novembre, environ 80 écoliers et
quatre enseignants avaient été
enlevés lors d'une attaque des FDD dans
l'école primaire Kirambi II, dans la province de
Ruyigi (est).
- Les enlèvements massifs d'élèves
n'étaient pas une pratique courante des rebelles.
Ils enlevaient plus volontiers, et à une moindre
échelle, les enfants non scolarisés dans
les villages isolés.
- Des étudiants avaient rejoint volontairement
les rangs des FDD lors de la création de ce
mouvement en 1994, mais il n'y avait pas de
précédent d'enlèvements massifs dans
les écoles.
- Le président de la Ligue burundaise des
Droits de l'Homme (la Ligue Iteka,
indépendante), Pie Ntakarutimana, a
condamné "ce comportement nouveau de la
rébellion consistant à enrôler de
force les étudiants pour aller sur les champs de
bataille".
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