N° 242
du 02/01/2002

Burundi


L'armée aurait repris
le contrôle de la forêt de Tenga
après des combats très meurtriers

L'armée burundaise a affirmé le 24 décembre avoir repris le contrôle du sanctuaire rebelle dans la forêt de Tenga, près de Bujumbura, au cours de combats qui ont fait 515 morts parmi les rebelles et 28 parmi les soldats.
"Tenga a été définitivement libérée (...), Tenga n'est plus un mythe", a déclaré à la radio le général-major Samuel Gahiro, commandant de la Ière région militaire.
Le général Gahiro a déclaré que "des mesures", qu'il n'a pas précisées, allaient "être prises pour empêcher les rebelles de se réinstaller dans Tenga".
De leur côté, les rebelles hutus des Forces nationales de libération (FNL) ont démenti avoir perdu le contrôle de leur sanctuaire, du moins c'est ce qu'a affirmé le porte-parole des FNL, Anicet Ntawuhiganayo.
La forêt de Tenga, à 6 km au nord-est de la capitale, était depuis longtemps le théâtre de violents combats. Les derniers en date avaient débuté le 27 novembre, faisant plus de 200 morts parmi les rebelles et une soixantaine dans les rangs de l'armée.
La forêt de Tenga a toujours servi de plaque tournante pour les FNL, pour leurs attaques dans les quartiers de Bujumbura comme pour leur ravitaillement.
Une grande offensive de l'armée à Tenga, d'octobre à décembre l'an dernier, avait fait plus de 300 tués mais n'avait pas empêché les rebelles de se réinstaller en masse dans la forêt fin février, en lançant une offensive sur le quartier de Kinama, dans la capitale. Les affrontements avaient alors fait plus de 200 morts parmi les rebelles, et une vingtaine parmi les soldats. "Tenga permet aux rebelles d'exercer une psychose de peur sur la capitale et de se faire de la publicité", expliquait début décembre le ministre de la Défense, le Général-major Cyrille Ndayirukiye.


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