- L'armée
burundaise a affirmé le 24 décembre avoir
repris le contrôle du sanctuaire rebelle dans la
forêt de Tenga, près de Bujumbura, au cours
de combats qui ont fait 515 morts parmi les rebelles et
28 parmi les soldats.
- "Tenga a été définitivement
libérée (...), Tenga n'est plus un mythe",
a déclaré à la radio le
général-major Samuel Gahiro, commandant
de la Ière région militaire.
- Le général Gahiro a
déclaré que "des mesures", qu'il n'a pas
précisées, allaient "être prises pour
empêcher les rebelles de se réinstaller dans
Tenga".
- De leur côté, les rebelles hutus des
Forces nationales de libération
(FNL) ont démenti avoir perdu le
contrôle de leur sanctuaire, du moins c'est ce qu'a
affirmé le porte-parole des FNL, Anicet
Ntawuhiganayo.
- La forêt de Tenga, à 6 km au nord-est de
la capitale, était depuis longtemps le
théâtre de violents combats. Les derniers en
date avaient débuté le 27 novembre, faisant
plus de 200 morts parmi les rebelles et une soixantaine
dans les rangs de l'armée.
- La forêt de Tenga a toujours servi de plaque
tournante pour les FNL, pour leurs attaques dans les
quartiers de Bujumbura comme pour leur ravitaillement.
- Une grande offensive de l'armée à
Tenga, d'octobre à décembre l'an dernier,
avait fait plus de 300 tués mais n'avait pas
empêché les rebelles de se
réinstaller en masse dans la forêt fin
février, en lançant une offensive sur le
quartier de Kinama, dans la capitale. Les affrontements
avaient alors fait plus de 200 morts parmi les rebelles,
et une vingtaine parmi les soldats. "Tenga permet aux
rebelles d'exercer une psychose de peur sur la capitale
et de se faire de la publicité", expliquait
début décembre le ministre de la
Défense, le Général-major
Cyrille Ndayirukiye.
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