N° 243
du 18/01/2002

Burundi


Installation de l'Assemblée nationale de transition

L'Assemblée nationale de transition, l'une des deux chambres du futur Parlement de transition au Burundi, forte de 178 députés, a été installée officiellement le 04/01/2002 à Bujumbura. C'est le président sortant de l'Assemblée, Léonce Ngendakumana, qui a prononcé le discours d'inauguration en annonçant sa démission de ce poste.
L'ancienne Assemblée, élue en 1993 au suffrage universel, puis complétée par la suite par des nominations, comprenait 125 députés. Trois ont démissionné. S'y ajoutent cinquante-six autres députés, nommés récemment, sur proposition de 16 des 17 partis politiques signataires de l'accord de paix d'Arusha (Tanzanie), signé le 28 août 2000 par le gouvernement et l'opposition hutue et tutsie.
Trente ont été proposés par les partis tutsis, 24 par les partis hutus et deux proviennent de la société civile.
La nouvelle Assemblée devait être mise en place, comme le Sénat, dans la foulée de l'installation, le 1er novembre 2001, du gouvernement de transition, partageant équitablement le pouvoir entre Hutus et Tutsis après plus de huit ans de guerre civile.
 
Jean Minani élu président de l'Assemblée
C'est le président du FRODEBU, Jean Minani, qui a été élu le 120/01/2002 président de l'Assemblée nationale de transition, avec 115 voix sur 169 députés présents. Il a battu au cours de cette élection Augustin Nzojibwami, président d'une aile dissidente du FRODEBU, qui a obtenu 53 voix.
"Aujourd'hui, l'expérience démocratique reprend son cours normal, nous espérons que personne ne va l'arrêter", a-t-il déclaré après son élection.
Jean Minani, véritable animateur de l'opposition politique au régime de Pierre Buyoya depuis 1996, est rentré d'un exil de cinq ans le 31 octobre dernier.
Le poste de premier vice-président de l'Assemblée est revenu à Frédéric Ngenzebuhoro, membre du principal parti tutsi, l'Union pour le Progrès national (UPRONA), qui a recueilli 122 voix.


Retour au sommaire BURUNDI

Retour Home