- L'Assemblée
nationale de transition, l'une des deux chambres du futur
Parlement de transition au Burundi, forte de 178
députés, a été
installée officiellement le 04/01/2002 à
Bujumbura. C'est le président sortant de
l'Assemblée, Léonce Ngendakumana,
qui a prononcé le discours d'inauguration en
annonçant sa démission de ce poste.
- L'ancienne Assemblée, élue en 1993 au suffrage universel,
puis complétée par la suite par des nominations, comprenait
125 députés. Trois ont démissionné. S'y
ajoutent cinquante-six autres députés,
nommés récemment, sur proposition de 16 des 17 partis
politiques signataires de l'accord de paix d'Arusha (Tanzanie), signé
le 28 août 2000 par le gouvernement et l'opposition hutue et tutsie.
- Trente ont été proposés par les
partis tutsis, 24 par les partis hutus et deux
proviennent de la société civile.
- La nouvelle Assemblée devait être mise
en place, comme le Sénat, dans la foulée de
l'installation, le 1er novembre 2001, du gouvernement de
transition, partageant équitablement le pouvoir
entre Hutus et Tutsis après plus de huit ans de
guerre civile.
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- Jean Minani élu président de
l'Assemblée
- C'est le président du FRODEBU, Jean
Minani, qui a été élu le 120/01/2002
président de l'Assemblée nationale de
transition, avec 115 voix sur 169 députés
présents. Il a battu au cours de cette
élection Augustin Nzojibwami,
président d'une aile dissidente du FRODEBU, qui a
obtenu 53 voix.
- "Aujourd'hui, l'expérience démocratique
reprend son cours normal, nous espérons que
personne ne va l'arrêter", a-t-il
déclaré après son élection.
- Jean Minani, véritable animateur de
l'opposition politique au régime de Pierre
Buyoya depuis 1996, est rentré d'un exil de
cinq ans le 31 octobre dernier.
- Le poste de premier vice-président de
l'Assemblée est revenu à
Frédéric Ngenzebuhoro, membre du
principal parti tutsi, l'Union pour le Progrès
national (UPRONA), qui a recueilli 122 voix.
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