- Plusieurs mouvements de
la rébellion hutue burundaise se sont
engagés à Dar es Salaam à entamer
prochainement des négociations sur un
cessez-le-feu, en l'absence des deux groupes les plus
actifs sur le terrain, ont indiqué fin mars des
sources concordantes.
- A l'issue d'une semaine de discussions à huis
clos entre mouvements rebelles et représentants du
gouvernement burundais, "tous les participants ont
exprimé leur volonté de participer à
des négociations en vue de conclure un
cessez-le-feu au Burundi. Ces négociations doivent
débuter prochainement", indique un
communiqué du ministère tanzanien des
Affaires étrangères.
- Cinq mouvements ou factions rebelles étaient
représentés lors de ces discussions, mais
les deux groupes les plus actifs sur le terrain - la
faction des Forces pour la Défense de la
Démocratie (FDD) dirigée par Pierre
Nkurunziza et la faction des Forces nationales de
libération (FNL) dirigée par Agathon
Rwasa - n'ont pas participé à ces
consultations.
- "Les FDD n'étaient pas présents
à Dar es Salaam car c'est un coup du
président burundais (Pierre Buyoya) pour
contourner les vrais belligérants et les mettre en
difficulté, cette réunion n'aura aucun
effet sur le processus de paix", a déclaré
M. Nkurunziza.
- Pour Anicet Ntawuhiganayo, porte-parole des
FNL, "ceux qui étaient réunis à Dar
es salaam ne sont pas de vrais combattants, c'est une
réunion qui ne servira à rien".
- En revanche, l'ancien coordinateur
général des FDD Jean-Bosco
Ndayikengurukiye, qui revendique toujours la
direction du mouvement, était présent dans
la capitale tanzanienne, de même que Cossan
Kabura, limogé du commandement des FNL par ses
chefs militaires il y a un an.
- Les trois autres groupes présents
étaient les branches politiques de la
rébellion, qui ont signé l'accord de paix
d'Arusha d'août 2000.
- Le président burundais Pierre Buyoya
avait demandé en janvier au président
tanzanien Benjamin Mkapa de convaincre les rebelles
burundais de venir à la table de
négociations pour arrêter les
hostilités et oeuvrer à un cessez-le-feu.
- Le vice-président sud-africain Jacob Zuma
avait lui aussi demandé à M. Mkapa de
faire pression sur les rebelles afin que ces derniers
participent au processus de paix.
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- Sur le terrain, combats et atrocités
continuent de plus belle. Dans la nuit du 22 mars par
exemple, deux civils, dont une fillette, ont
été assassinés par des rebelles au
cours d'une attaque attribuée à des
rebelles hutus des Forces de libération nationale
(FNL) à Kamenge, un quartier nord de Bujumbura.
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