- Le principal parti hutu
burundais, le Front pour la démocratie au
Burundi (FRODEBU), a dénoncé le
05/04/2002 les manŠuvres "dilatoires" du gouvernement de
transition sur le cessez-le-feu et la mise en place d'une
nouvelle armée.
- "Le FRODEBU est surpris que le gouvernement dise,
dans son rapport triennal, qu'il n'a pas de programme de
négociation, pas de stratégie et pas
d'interlocuteurs", a déclaré le
secrétaire général du FRODEBU,
Léonce Ngendakumana. Le FRODEBU
"dénonce les manoeuvres dilatoires du gouvernement
en ce qui concerne (...) la réforme de
l'administration territoriale, la négociation d'un
cessez-le-feu et la formation de nouvelles forces de
défense et de sécurité", a-t-il
ajouté.
- "Le président (Pierre Buyoya, tutsi) et
le vice-président (Domitien Ndayizeye,
hutu) ont pris des engagements à Arusha, ils
doivent les respecter", a-t-il encore lancé.
- Des institutions de transition, dont le FRODEBU est
l'un des principaux acteurs, partagent le pouvoir entre
les Hutus et les Tutsis depuis le 1er novembre 2001.
Elles ont été mises en place
conformément à l'accord de paix
signé le 28 août 2000 à Arusha
(Tanzanie) entre le gouvernement et son opposition hutue
et tutsie. Les mouvements rebelles armés hutus,
qui ont refusé d'y adhérer, poursuivent la
guerre.
- Sans menacer de quitter les institutions de
transition, le FRODEBU évoque toutefois cette
possibilité. "S'il s'avérait que les choses
iraient mieux si le FRODEBU se retirait, le FRODEBU le
ferait", a affirmé M. Ngendakumana. "Mais ce n'est
pas encore le cas aujourd'hui", a-t-il ajouté.
- "Le gouvernement poursuit la politique de la course
aux armements", a-t-il encore protesté.
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