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Douze personnes ont été condamnées à mort le 20/06/2002 pour massacres, meurtres et pillages pour des faits commis en 1993, au début de la guerre civile. Onze personnes ont été condamnées à Karuzi (centre du Burundi) par la chambre criminelle de Gitega, la province voisine, et une personne par celle de Ngozi (nord).
Lassassinat en 1993 du premier président démocratiquement élu du pays, Melchior Ndadaye, avait été suivi par des massacres inter-ethniques entre Hutus (majoritaire) et Tutsis et provoqué le début de la guerre civile actuelle.
Un peu plus tôt dans la journée, lAgence burundaise de presse avait annoncé par erreur que ces personnes avaient été condamnées pour génocide et pillage pendant la crise de 1993. Or le crime de génocide nest pas encore reconnu par la justice burundaise.
La loi qui réprime le génocide est devant lAssemblée nationale en ce moment, a déclaré à lAFP le ministre de la Communication et porte-parole du gouvernement, Albert Mbonerane.
Plus de 500 condamnations à mort ont été prononcées au Burundi depuis 1994, mais aucune exécution capitale nest intervenue après celles de cinq condamnés en 1997, dénoncées alors par la communauté internationale.
Outre les peines capitales, à Karuzi, 15 personnes ont été condamnées à perpétuité, 3 à 20 ans de réclusion criminelle et 2 acquittées, tandis quà Ngozi, 6 autres personnes ont été condamnées à la réclusion à perpétuité, 3 à 20 ans de prison et une personne à 10 ans de prison ferme parce quelle était mineure au moment des faits.
Les faits réprimés ont tous eu lieu pendant les événements de 1993.
Près de 9.000 prisonniers sont détenus au Burundi, dont plus de 60% en détention préventive, souvent de manière illégale, selon le ministère de la Justice.
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