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Le principal opposant au gouvernement de transition du Burundi, lancien président Jean-Baptiste Bagaza, est rentré le 29 juin dun exil de quatre ans en Ouganda. Je vais continuer à oeuvrer pour un avenir meilleur, a déclaré M. Bagaza à son arrivée à Bujumbura. Nous signerons laccord de paix lorsque nous nous serons mis daccord sur un cessez-le-feu et sur une direction du pays, a-t-il ajouté.
Des 17 partis politiques signataires de laccord de paix dArusha, le 28 août 2000 à Arusha (Tanzanie), seul le mouvement de M. Bagaza, le Parti pour le redressement national (PARENA), na pas intégré les institutions de transition, après avoir refusé de signer lacte dengagement à laccord.
Accueilli par près de 3.000 sympathisants à laéroport de Bujumbura, M. Bagaza a opté pour une protection par les soldats sud-africains affectés à cette mission et que le PARENA, qualifiait jusquici denvahisseurs quil faut chasser. Entre la protection sud-africaine et la protection burundaise, jai choisi la première, parce que dans ce bataillon il y a moins déléments incontrôlables, a-t-il expliqué.
Un contingent de 700 soldats sud-africains est au Burundi depuis novembre dernier pour protéger les hommes politiques rentrant dexil, en attendant la création dune unité de protection burundaise constituée de 1.000 hommes, moitié en provenance de larmée, moitié en provenance des mouvements rebelles hutus et prévue par laccord de paix.
Le président Bagaza sest exilé après le retour au pouvoir du major Pierre Buyoya à la faveur dun coup dEtat, en 1997.
Le colonel Bagaza avait pris le pouvoir en 1976 à la faveur dun coup dEtat militaire. Il avait été chassé par un autre coup dEtat, en 1987, qui avait porté pour la première fois au pouvoir le major Pierre Buyoya.
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