N° 252
du 02/07/2002

Burundi


Retour d’exil de l’ancien président Jean-Baptiste Bagaza

Le principal opposant au gouvernement de transition du Burundi, l’ancien président Jean-Baptiste Bagaza, est rentré le 29 juin d’un exil de quatre ans en Ouganda. “Je vais continuer à oeuvrer pour un avenir meilleur”, a déclaré M. Bagaza à son arrivée à Bujumbura. “Nous signerons l’accord de paix lorsque nous nous serons mis d’accord sur un cessez-le-feu et sur une direction du pays”, a-t-il ajouté.
Des 17 partis politiques signataires de l’accord de paix d’Arusha, le 28 août 2000 à Arusha (Tanzanie), seul le mouvement de M. Bagaza, le Parti pour le redressement national (PARENA), n’a pas intégré les institutions de transition, après avoir refusé de signer l’acte d’engagement à l’accord.
Accueilli par près de 3.000 sympathisants à l’aéroport de Bujumbura, M. Bagaza a opté pour une protection par les soldats sud-africains affectés à cette mission et que le PARENA, qualifiait jusqu’ici “d’envahisseurs qu’il faut chasser”. “Entre la protection sud-africaine et la protection burundaise, j’ai choisi la première, parce que dans ce bataillon il y a moins d’éléments incontrôlables”, a-t-il expliqué.
Un contingent de 700 soldats sud-africains est au Burundi depuis novembre dernier pour protéger les hommes politiques rentrant d’exil, en attendant la création d’une unité de protection burundaise constituée de 1.000 hommes, moitié en provenance de l’armée, moitié en provenance des mouvements rebelles hutus et prévue par l’accord de paix.
Le président Bagaza s’est exilé après le retour au pouvoir du major Pierre Buyoya à la faveur d’un coup d’Etat, en 1997.
Le colonel Bagaza avait pris le pouvoir en 1976 à la faveur d’un coup d’Etat militaire. Il avait été chassé par un autre coup d’Etat, en 1987, qui avait porté pour la première fois au pouvoir le major Pierre Buyoya.


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