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Un protocole daccord pour un cessez-le-feu a été signé le 26 août à Dar es-Salaam (Tanzanie) entre le gouvernement burundais et une branche minoritaire des Forces pour la défense de la démocratie (FDD, principal mouvement rebelle hutu). Les principaux mouvements rebelles hutus, qui combattent depuis 1993 larmée dominée par la minorité tutsie, nont pas signé cet accord.
Ce que nous avons signé nest pas un cessez-le-feu mais un protocole qui pose les fondations dun processus de cessation des hostilités au Burundi, a déclaré Jean-Bosco Ndayikengurukiye, le chef de cette branche minoritaire des FDD.
Les rebelles des FDD-Ndayikengurukiye sont très peu actifs au Burundi et sont principalement basés en République démocratique du Congo.
La médiation dans le conflit burundais espère que des accords de cessez-le-feu seront ultérieurement signés avec la branche majoritaire des FDD, dirigée par Pierre Nkurunziza, ainsi quavec le deuxième mouvement rebelle en importance, les Forces nationales de libération (FNL). Les FNL sont également en proie à de profondes divisions internes (cf. ci-dessous). Des pourparlers de cessez-le-feu entre le gouvernement burundais et laile minoritaire des FNL, qui devaient débuter à Dar es-Salaam, ont été reportés.
Entamés le 12 août, ces pourparlers de cessez-le-feu entre Bujumbura et les FDD-Nkurunziza navaient abouti à rien de concret, les deux délégations ne sétant rencontrées en séance plénière quune fois, pendant seulement trois heures.
Le vice-président sud-africain a indiqué que les négociations avec la branche majoritaire des FDD reprendraient le 16 septembre.
Sur le terrain au Burundi, lattaque de la capitale Bujumbura par les rebelles des Forces nationales de libération (FNL), le 25 août à laube, a fait plus de 40 morts. Selon le ministre burundais de lIntérieur, 30 rebelles ont été tués.
Ce que prévoit le projet de cessez-le-feu global
Le projet dun accord de cessez-le-feu au Burundi, préparé par la médiation, prévoit notamment le déploiement dune mission dobservation de lONU, le retour de larmée dans ses casernes, sa restructuration et le rassemblement des rebelles dans des zones spécifiques.
Selon ce projet, qui est la base des pourparlers ouverts à Dar es-Salaam, lapplication de laccord se fera en deux étapes.
Première étape
- Signer un accord complet de cessez-le-feu.
- Déclarer la fin des hostilités.
- Etablir une commission conjointe pour cet accord de cessez-le-feu et mettre en place des équipes conjointes de liaison.
- Déploiement dune mission dobservation de lONU pour contrôler laccord.
- Retrait de toutes les troupes étrangères du Burundi, à lexception de celles liées par des accords bilatéraux de coopération. Les forces armées burundaises devront également se retirer des pays étrangers.
- Mouvement et contrôle des Forces armées du Burundi vers les casernes ainsi que des combattants des groupes armés (rebelles, ndlr) dans des zones spécifiques sous escorte de la mission de lONU.
- Désarmement simultané des combattants armés, des Forces armées du Burundi et des milices.
- Exécution des programmes de désarmement, démobilisation et réintégration.
- Déminage et destruction darmes.
Deuxième étape
- Réformer et mettre en place la structure des nouvelles Forces de défense et de sécurité.
- Sélection du personnel pour ces nouvelles Forces.
- Entraînement professionnel des commandants puis des soldats.
- Inauguration des nouvelles Forces nationales de Défense et de Sécurité du Burundi
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