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Un sommet sur la paix au Burundi, qui sest tenu le 7 octobre à Dar es-Salaam en Tanzanie, a donné 30 jours au président burundais Pierre Buyoya et aux dirigeants des deux principaux mouvements rebelles hutus pour signer un accord de cessez-le-feu et entamer des négociations directes.
Selon le communiqué final du sommet, des mesures appropriées seront prises contre ces mouvements rebelles sils restent récalcitrants au processus de paix et nont pas rejoint la table de négociations dans le délai, au terme duquel un nouveau sommet régional aura lieu.
Lavertissement sadresse aux branches majoritaires des deux principaux mouvements rebelles, les Forces pour la défense de la démocratie (FDD) et les Forces nationales de libération (FNL).
Les cinq chefs dEtat africains qui ont participé avec M. Buyoya à ce 18ème sommet régional sur le Burundi - les présidents Benjamin Mkapa (Tanzanie),w Joseph Kabila (République démocratique du Congo), Yoweri Museveni (Ouganda) et Thabo Mbeki (Afrique du Sud) - nont pas employé le terme de sanctions pour menacer les rebelles, comme le président burundais laurait souhaité.
M. Buyoya estime toutefois que cétait implicite : des sanctions frapperont ceux qui retarderaient les négociations, a-t-il déclaré à Bujumbura, à son retour de Dar es-Salaam.
Dans les trente jours, il faut louverture de négociations directes entre le gouvernement burundais, représenté par le chef de lEtat, et les deux mouvements rebelles, représentés par leurs leaders, respectivement Pierre Nkurunziza pour les FDD et Agathon Rwasa pour les FNL, a précisé ensuite le porte-parole du gouvernement, Albert Mbonerane, ministre de la Communication.
Cette perspective plaît à M. Buyoya, ainsi quaux FDD.
Ce seront des négociations directes, cest-à-dire sans conditions et dans le cadre de laccord de paix signé à Arusha, et celui qui aura été récalcitrant, celui qui aura retardé les négociations subira des sanctions, a souligné le président burundais devant la presse. Ce que le sommet a demandé de plus, cest que les leaders des deux mouvements qui nont pas encore répondu à la négociation puissent se présenter personnellement au cours des prochaines négociations, a-t-il ajouté.
La décision de négociations directes rejoint une de nos exigences de négociations entre les commandants suprêmes des vrais belligérants, et nous ne pouvons que nous en féliciter, a commenté le porte-parole des FDD, le lieutenant Gélase-Daniel Ndabirabe.
Mais cette rencontre est soumise à un préalable, a-t-il ajouté : la signature par M. Buyoya dune déclaration dengagement dans laquelle il doit assumer la responsabilité du coup dEtat de 1993 qui a déclenché la guerre, et ses conséquences, tous les actes commis par larmée depuis lors, et donner des garanties que son armée et son gouvernement ne violeront pas laccord que nous signerons, a-t-il précisé.
Si Buyoya ne signe pas cet acte dengagement, cela veut dire quil refuse le statut de belligérant, et donc il ny aura pas de négociations, a-t-il conclu.
Laccord de paix signé le 28 août 2000 à Arusha (Tanzanie), après deux années de négociations entre le gouvernement et lopposition politique hutue et tutsie, na pas eu deffet, car les mouvements de la rébellion hutue ne lont pas signé.
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