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Le Parti pour le redressement national (PARENA) de lancien président Jean-Baptiste Bagaza, a été interdit par le gouvernement burundais pour une période de six mois, a annoncé le 7 novembre la radio nationale.
M. Bagaza, le président du PARENA, a été placé le 4 novembre en résidence surveillée à Bujumbura. Huit autres membres de ce parti, dont quatre cadres dirigeants, sont en garde à vue.
Lancien président Bagaza et son parti sont accusés datteinte à la sûreté intérieure et extérieure de lEtat. M. Bagaza préparait un plan de déstabilisation des institutions, de subversion dans Bujumbura, et délimination des responsables des institutions, en particulier du chef de lEtat Pierre Buyoya et du président de lAssemblée nationale de transition Jean Minani, selon le ministre de lIntérieur, Salvator Ntihabose.
Cest faux et archi-faux, jai seulement mis en garde ceux qui continuent de massacrer la population, a rétorqué M. Bagaza. Aujourdhui je mène un combat politique, mais demain je pourrais envisager autre chose si ça continue, avait-il menacé, estimant que si larmée sortait (des casernes) aujourdhui au Burundi, ce serait pour de bonnes raisons.
Des sympathisants présumés du PARENA ont tenté à plusieurs reprises de lancer une grève générale et de paralyser la capitale, faisant exploser quelques grenades dans des terrains vagues.
Ancien colonel de larmée burundaise, M. Bagaza avait pris le pouvoir en 1976 à la faveur dun coup dEtat. Il en avait été chassé en 1987 par le major Pierre Buyoya, qui a perdu la première élection présidentielle démocratique du pays en 1993 avant de revenir au pouvoir en 1996 après un coup dEtat sans effusion de sang.
M. Bagaza est le deuxième opposant arrêté en trois semaines. Avant lui, Charles Mukasi, président de laile radicale de lUPRONA, avait été arrêté pour injures au chef de lEtat.
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